La Dynamique communautaire pour la cohésion sociale et le développement ( DYCOD-RDC), plateforme de la société civile, a réagi aux récentes déclarations du président rwandais Paul Kagame, affirmant que le territoire rwandais s’étendrait jusqu’au Kivu et que les conflits en RDC seraient liés à la question foncière. Des propos qui ravivent les inquiétudes face aux menaces de balkanisation de la RDC portées par ses voisins.
Dans une déclaration publiée ce dimanche 11 janvier 2026, Patient Bashombe Matabishi, coordonnateur national de DYCOD-RDC, a qualifié ces propos de « faux, dangereux et profondément révisionnistes».
« Ces déclarations constituent une falsification flagrante de l’histoire et une menace directe contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », a-t-il allégué.
Il a insisté sur le fait qu’aucun fondement juridique ne soutient les revendications évoquées.
«Aucun traité, aucun fait historique, aucune norme internationale ne reconnaît au Rwanda le moindre droit sur le territoire congolais. Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu sont et demeurent des provinces de la RDC », a-t-il déclaré.
Me Bashombe a également dénoncé le silence observé dans le chef de certaines élites politiques et sociales congolaises.
« Je suis profondément étonné par le silence assourdissant de nombreux fils et filles du Kivu. Ce silence n’est pas neutre : il devient une forme de complicité », a-t-il martelé.
Selon lui:
« il ne s’agit pas d’un débat ordinaire, mais de l’existence même de notre Nation. Se taire face à la revendication de notre territoire, c’est faillir à son devoir envers le Congo »
Face à ce qu’il qualifie de « schéma désormais visible de balkanisation », DYCOD-RDC appelle à une mobilisation nationale et exige une réaction ferme du gouvernement.
« La RDC n’est pas à vendre. Le Congo n’est pas un butin de guerre. Le peuple congolais n’est pas une variable géopolitique », a-t-il conclu.
Il est à noter que la RDC est confrontée aux menaces de balkanisation portées par le Rwanda et l’Ouganda. Ces deux États soutiennent que certains territoires congolais leur appartiendraient jadis.
Roberto Tshahe