Haut-Lomami : une incursion des Maï-Maï Bakata Katanga fait 8 morts à Bukama

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Au moins, huit (8) personnes ont perdu la vie lors des affrontements entre les Maï-Maï Bakata Katanga et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo dans le territoire de Bukama, province du Haut-Lomami, ce dimanche 11 janvier 2026.

Selon les autorités territoriales, cette incursion des miliciens a provoqué une vive panique au sein de la population et l’arrêt total des activités dans la cité. L’administrateur du territoire de Bukama, Dieudonné Salumu, qui confirme ce drame à 7SUR7.CD, explique que ces violences ont éclaté après une tentative de provocation des miliciens à l’encontre des forces de sécurité déployées dans la zone.

« Il y a des jeunes gens qui se sont autoproclamés comme des Bakata Katanga. Alors que la province a envoyé des militaires à Bukama, au lieu de se cacher là où ils étaient, ces miliciens sont venus ce matin pour menacer les militaires », a-t-il déclaré.

Selon lui, le bilan humain est composé de six(6) miliciens Maï-Maï et deux(2) civils, ces derniers ayant été atteints par des balles perdues. Dieudonné Salumu assure que la situation sécuritaire est désormais sous contrôle des FARDC, même si la reprise normale de la circulation et des activités reste progressive.

« C’est ce qui a causé le désordre, mais il y a huit(8) morts, dont six(6) Maï-Maï et deux(2) civils touchés par des balles perdues. La situation est déjà sous contrôle et calme, mais pas encore la circulation comme d’habitude. Les Maï-Maï sont déjà rentrés dans la forêt », a-t-il rassuré.

De son côté, la société civile locale revient sur le climat de peur qui a régné à Bukama-centre dès les premières heures de la journée. Son coordonnateur, Augustin Monga, affirme que les coups de feu ont été entendus à partir de la matinée, après l’arrivée d’un important contingent la veille.

« On vient de constater qu'ils ont tué huit(8) personnes, dont un fou, un muet et un directeur. Au moment où nous parlons, la tension est vraiment vive. Nous déplorons vraiment ce qui s'est passé », a ajouté Augustin Monga.

Longtemps considérée comme une cité paisible, Bukama vient de vivre l’une de ses journées les plus violentes. La société civile appelle les autorités provinciales et nationales à renforcer durablement la sécurité, afin de prévenir de nouvelles incursions et de rassurer une population encore traumatisée. Certains présumés miliciens Maï-Maï Bakata Katanga ont été arrêtés par l'armée.

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