Les enseignants du territoire de Kole, dans la province du Sankuru, ont tenu à clarifier leur position quant au mécanisme de paiement assuré par la Caritas. Dans une déclaration conjointe signée par les syndicats locaux et plusieurs organisations de la société civile, ils ont fermement dénoncé les propos récemment attribués aux représentants syndicaux de Lodja, accusés d’avoir parlé au nom des enseignants de Kole pour exprimer un prétendu mécontentement.
Selon ces déclarations controversées, les professionnels de l’éducation basés à Kole seraient opposés aux modalités actuelles de leur prise en charge financière. Une version des faits que les syndicats locaux rejettent catégoriquement.
«Nous, membres de la société civile et du syndicat des enseignants
du territoire de Kole, constatons avec amertume le comportement
séduisant affiché par le syndicaliste de nos collègues de Lodja qui fait sans cesse de l'usure à parler à notre nom sans nous consulter ni aval,
oubliant notre autonomisation. Ce sont les enseignants de Kole qui seuls, constituent la base des données fiables en matière de leur paie à la Caritas Kole qui jusqu'à présent effectue ses opérations de paie sans inconvénients à signaler», lit-on ce vendredi 28 novembre 2025.
Les représentants des enseignants soulignent que depuis la mise en place du mécanisme de paiement via la Caritas, aucun incident ni irrégularité n’a été enregistré. Ils insistent également sur la transparence et la rigueur avec lesquelles les opérations sont menées.
«En tout état de cause, nous n'avons rien constaté de mal à chaque paie de la part de cette structure ecclésiastique précitée, nécessitant notre sortie vers une autre banque. Il n'y a aucun indice de
culpabilité. Notre ardent souhait est d'être payé au quotidien par la Caritas Kole qui connait et maîtrise nos difficultés ; mais à temps opportun», ajoutent ces acteurs.
Il sied de rappeler que cette prise de position intervient après les propos tenus par le syndicat des enseignants de Lodja qui aurait parlé au nom des enseignants de Kole.
Alain Saveur Makoba, à Kananga.