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25 février 2018, 25 février 2025, il y a 7 ans, l'activiste du mouvement citoyen Rossy Tshimanga Mukendi a été assassiné durant les manifestations de contestation du troisième mandat de l'ancien chef de l'État, Joseph Kabila.
À cet effet, une messe d'action de grâce a été organisée en sa mémoire dans la paroisse Saint-Benoit à Lemba, en présence de sa famille biologique, de ses proches et des acteurs sociopolitiques congolais.
Dans un message prononcé à l'occasion du septième anniversaire de son décès, la plateforme politique et sociale « Sursaut national » a appelé les Congolais à poursuivre le combat de Rossy Mukendi, celui de faire respecter l'application de la Constitution et de défendre l'intégrité du territoire national.
« Il y a sept ans, Rossy Mukendi Tshimanga tombait sous les balles de l’injustice. Son crime ? Avoir rêvé d’un Congo où la loi n’est pas un mot creux, où la Constitution n’est pas un texte oublié, où chaque citoyen peut vivre librement sans craindre de mourir pour ses idéaux. Rossy était bien plus qu’un militant. Il était une conscience éveillée, un patriote dont l’engagement résonne encore aujourd’hui. Catholique convaincu, il croyait en la force de la vérité et de la justice. Défenseur infatigable des droits de l’homme, il portait en lui l’espoir d’un pays, d’une nation où la démocratie ne serait pas un privilège, mais un droit fondamental. Il symbolise aujourd’hui pour tous les démocrates cette jeunesse consciente, engagée au service de la Nation», a dit Ados Ndombasi cadre du Sursaut national.
En outre, le Sursaut national appelle les Congolais à honorer sa mémoire en agissant contre toute régression de la démocratie.
«Rossy Mukendi n’est plus, mais son combat nous survit. Il nous appartient de le poursuivre avec courage, détermination et responsabilité. Car la meilleure façon d’honorer sa mémoire n’est pas seulement de nous souvenir, mais d’agir dans un élan de sursaut national contre toute régression de la démocratie et la défense des intérêts nationaux, au premier rang desquels : la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale », a poursuivi Ados Ndombasi.
Porteur de la devise « le peuple gagne toujours », Rossy Tshimanga Mukendi a été abattu le 25 février 2018 par un élément de la police au cours d'une manifestation pacifique contre le troisième mandat de Joseph Kabila. La scène s'est déroulée à la paroisse Saint Benoit dans la commune de Lemba, à Kinshasa, après la messe, alors qu'il s'apprêtait à descendre dans la rue avec ses compagnons pour s'opposer au troisième mandat de l'ancien président de la République Démocratique du Congo.
Après son décès, plusieurs personnes ont été interpellées, dont Carine Lokose, major au sein de la Police Nationale congolaise, citée comme celle qui avait tiré sur Rossy Mukendi à bout portant.
C'est le 10 janvier 2022, que la Cour militaire de Kinshasa/Matete a rendu son arrêt dans le procès sur le meurtre de l’activiste Rossy Mukendi. La commissaire supérieure adjointe Carine Lokeso a écopé de « la servitude pénale à perpétuité assortie de 10 ans de sureté incompressible pour meurtre de Rossy Mukendi. Elle a été également condamnée à 10 ans de servitude pénale pour violation des consignes ». La Cour a également prononcé sa destitution et mis les frais d'instance à charge de l'État.
Cependant, lors d'un procès en appel tenu le vendredi 21 février 2025, la Haute Cour militaire a condamné Carine Lokeso et son garde rapproché Tokiss Kumbo à 15 ans de servitude pénale pour meurtre par participation criminelle.
Roberto Tshahe