Beni : Plus de 4.000 déplacés cantonnés à Kasindi après les récentes attaques ADF à Ruwenzori

Lundi 18 janvier 2021 - 16:56
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Les récentes attaques des rebelles d'Allied Democratic Forces (ADF) dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni (Nord-Kivu) ont occasionné la fuite vers la cité frontalière de Kasindi, de plus de 4.000 personnes.

Ces premières statistiques ont été dressées ce lundi 18 janvier 2021, à l'issue d'un point de presse tenu par le comité qui s'occupe des déplacés de guerre internes à Kasindi.

D'après ce comité, les victimes des affres de la guerre dans les villages de Mutwanga, Bulongo, Nzenga, Loselose... en secteur de Ruwenzori, ont besoin d'une assistance humanitaire dans l'urgence.

« Je vous informe qu'actuellement, nous venons de comptabiliser 4.450 déplacés de guerre. Leur situation est très précaire. Or, nous continuons à toujours identifier bien d'autres. Ils vivent vraiment dans une extrême misère. Ils sont venus de Mutwanga, Nzenga, Bulongo, Loselose, Makisabo, Halungupa, Masambo, Rugeti, Lume ... Nous demandons au gouvernement de restaurer l'autorité de l’État ici. C'est si dure cette misère », a confié Mumbere Kikunzura, vice-président des déplacés de guerre cantonnés à Kasindi.

Samedi dernier, le gouverneur Kasivita a décidé de quitter momentanement le chef-lieu du Nord-Kivu (Goma) pour suivre de près la situation sécuritaire voire humanitaire dans la région de Beni.

« Je viens à Butembo pour deux missions essentielles. Je viens d’abord pour une mission sécuritaire ; parce qu’après ma réception par le chef de l'État à Kinshasa, il nous a été demandé de présider la réunion dans la zone Nord (Beni, Butembo…) pour essayer de comprendre tout ce qui se passe et proposer au commandant suprême d’autres pistes de solution pour que la paix et la sécurité puissent régner dans notre province. Mais aussi, comme nous traversons des drames humanitaires à causes des déplacements massifs de la population, nous allons aussi effectuer une mission humanitaire », avait-il affirmé devant la presse locale, un jour avant la poursuite de ses missions à Beni.

Joël Kaseso, à Butembo