« La gestion du calendrier électoral global est une compétence exclusive de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) », a rappelé la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Eve Bazaïba Masudi dans une déclaration politique lue mercredi 1er juillet à 2015 Kinshasa.
« Le président Kabila, pour le moment, ne constitue plus un interlocuteur en matière des élections. L’interlocuteur en matière des élections, ce sont les cadres tripartites de la majorité, de l’opposition et de la CENI. Donc lui, il est dans la famille de la majorité », a-t-elle estimé.
Le parti du sénateur Jean-Pierre Bemba a réagi au discours du Président de la République prononcé le 29 juin 2015, à l’occasion de la commémoration du 55e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans son discours, Joseph Kabila s’est engagé dans la voie des consultations, en vue d’un éventuel dialogue pour relever « des obstacles qui jonchent la marche vers la troisième série d’élections générales (…) ».
Il a évoqué le problème du calendrier électoral global exigé, le financement du processus électoral, la participation au scrutin de 2015 d’anciens mineurs devenus majeurs en cours du cycle électoral et l’impératif de la sécurisation du processus électoral.
Les prérogatives de la CENI « ne peuvent en aucun cas être aliénées »
Pour Eve Bazaiba, « la CENI est l’organe indépendant dont les prérogatives ne peuvent en aucun cas être aliénées ou subordonnées à un autre organe, y compris la présidence de la République ».
« Il est donc de la seule responsabilité de la CENI de régler les questions électorales. C’est à la CENI de régler la question des nouveaux majeurs et celle de l’audit du fichier électoral. Les nouveaux majeurs n’ont pas vocation à être les victimes de l’incapacité du gouvernement et de la CENI », a souligné la secrétaire générale du MLC.
Elle a précisé que « le financement des élections ne peut faire l’objet de compromis surtout lorsqu’il s’agit d’énerver la Constitution ».
Le MLC tient pour responsables les autorités budgétaires ainsi que l’Exécutif national « pour l’impréparation et l’amateurisme dans la gestion de la chose publique, notamment en ce qui concerne la non prise en compte des provisions nécessaires à la préparation des élections générales ».
Eve Bazaiba a affirmé que la communauté internationale reste disponible pour assister la CENI, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.
« Il est donc impérieux d’activer tous les partenariats susceptibles d’aider la République à organiser les élections dans les délais constitutionnels », a ajouté la secrétaire générale du MLC.