L’Union des Forces du Changement, UFC, s’affiche pro-dialogue. Et cela, dans le strict respect de la Constitution. C’est ce qui ressort d’une rencontre de formation idéologique organisée hier, dimanche 18 octobre, au complexe scolaire Notre Dame de Fatima de la Gombe. A travers Michel Bongongo, son Secrétaire Général, les militants du parti cher à Léon Kengo wa Dondo, venus de quatre districts de la ville de Kinshasa, ont été sensibilisés sur les questions politiques de l’heure notamment, le processus électoral, le glissement et la défection du G7 de la Majorité Présidentielle. Pour cette dernière question, l’on pense à l’UFC qu’il s’agit bel et bien d’une phase de recomposition des alliances politiques étant donné que les élections approchent. Concernant le dialogue, a indiqué Michel Bongongo, l’UFC ne manquera jamais à un rendez-vous où les congolais, autour d’une table, discuteront sur les perspectives du changement dans l’intérêt suprême du peuple.
C’était une journée dominicale exceptionnelle pour l’UFC. Car, malgré la chaleur, militants et cadres de cette formation politique se sont surpassés, en répondant massivement à l’appel lancé par leur Secrétaire Général. Outre les membres du Parti, des alliés de l’UFC ont, eux aussi, bravé la chaleur, en faisant le déplacement de la Commune de la Gombe. D’entrée de jeu, Michel Bongongo a exprimé toute sa gratitude aux alliés qui, politiquement parlant, sont des partenaires du point de vue idéologique. Parmi eux, Matadi Nenga qui fait partie des Partisans des Négociations Républicaines (PNR) ; MM. Jean-Baptiste Bomanza et Ben Kabamba, tous de l’Opposition Républicaine (OR). Le SG de l’UFC a, ensuite, salué la bravoure des militants et cadres du parti présents à l’événement.
UFC et PNR attachés au dialogue
A en croire le SG Bongongo, l’UFC est très attachée au dialogue. Mais pas n’importe quel dialogue. Il s’agit, plutôt, d’un dialogue qui respecte strictement la loi fondamentale. Telle est l’option levée par la plateforme Partisans des Négociations Républicaines (PNR) à laquelle fait partie l’UFC qui, rappelle son SG, est une formation politique de l’opposition qui agit pour le bien-être de la communauté, partant permettre aux congolais de vivre dans la fraternité. Toutefois, explique-t-il, tout en étant dans l’opposition, l’UFC va continuer à travailler avec la famille politique du Chef de l’Etat, puisqu’ils sont tous congolais.
L’UFC et ses alliés, a martelé le SG Bongongo, regardent dans la même direction, communient d’une même foi, même conviction et partagent les mêmes valeurs, particulièrement en ce qui concerne la voie de la prévention de la crise qui passe, selon les PNR, par la tenue du dialogue.
Trois valeurs caractérisent les PNR et constituent les principes de leur action politique.
D’abord, il y a la foi dans le respect de la Constitution, entendu que c’est cette dernière qui est l’expression matérielle de la volonté de toute la population. ‘’Ce n’est pas n’importe quel document. Et, c’est ce qui justifie notre respect pour la RDC’’, a insisté Michel Bongongo. Ensuite, la foi dans la vitalité des institutions sociopolitiques. A l’en croire, pour que les institutions évoluent normalement, il faut absolument s’entendre, c’est-à-dire, mettre en œuvre une démocratie consensuelle. Car, là où les hommes vivent, les différends ne manquent jamais. Pour ce faire, il est important de faire une évaluation de tout ce qui a été fait en vue d’aboutir à un consensus. Et, enfin, la stabilité de l’Etat. D’autant plus que le pays ne peut pas bien évoluer sans la paix, l’unité et l’intégrité du territoire national. Et donc pour le SG de l’UFC, c’est sur base de ces trois principes, mieux trois valeurs, qu’il y a lieu de faire une analyse des difficultés de la RDC et se déterminer pour la suite des événements. ‘’On ne peut pas demeurer en train de s’accuser mutuellement’’, déclare-t-il.
Défis à relever
Pour Michel Bongongo, le pays est confronté à multiples défis qu’il faut relever à travers l’organisation d’un dialogue dans le respect de la Constitution.
Il a soulevé, en premier, le processus électoral pour lequel la plupart des congolais se demandent si et seulement si les élections auront bel et bien lieu. C’est la raison des agitations observées après la publication du calendrier électoral global en février de l’année en cours. C’est pourquoi, certains ont estimé qu’il faut absolument le réaménager. ‘’Comment cela se fera-t-il sans dialogue ?’’ S’est-il interrogé. Et d’ajouter que la politique ne s’applique pas à la télévision où chacun est dans son coin. En plus, il y a les sujets liés à l’audit du fichier électoral, l’enrôlement des jeunes majeurs, la participation des congolais de la diaspora dans ce processus, qui font l’actualité dans tous les salons huppés du pays.
Défection du G7
Par rapport à la défection du G7 de la Majorité Présidentielle, il pense que le pays est dans une phase de recomposition des alliances politiques. ‘’Puisque les élections arrivent, chacun fait ses calculs pour gagner’’, dit-il. Que ce groupe fasse désormais partie de l’opposition, il va de soi du droit le plus légitime de ses Membres.
Glissement
L’autre sujet abordé concerne le glissement. Selon lui, c’est le moment de se préparer pour que les élections arrivent à temps. Pour éviter le pire, il propose une rencontre où tous pourront discuter sur leur faisabilité. Si non, c’est sera la meilleure façon d’ouvrir la voie au glissement. ‘’Aussi longtemps qu’on refusera le dialogue, le pays n’avancera pas. Et, l’UFC demeure un adepte d’échange, mais dans le respect de la Constitution’’, a-t-il conclu.
Judith Asina