Alternance 2016 : le CDER de Jean Lucien Busa en appelle à la mobilisation des forces

Jeudi 24 septembre 2015 - 13:17

La situation politique actuelle en République démocratique du Congo est quelque peu tendue et appelle à des prises de position de la part des leaders politiques. C’est à cet exercice que s’est livré le Courant des Démocrates Rénovateurs (CDER), le parti politique du député national Jean Lucien Busa. C’était au cours d’une conférence qu’il a tenue, mercredi 23 septembre 2015 à Africana Hôtel.

«Notre engagement en tant que parti politique nous oblige à donner notre position sur l’ensemble de ces questions urgentes (politiques, économiques et sociales, ndlr,) et indiquer des pistes de solution pour une meilleure sortie de crise tout en prévenant les risques à venir » a, d’entrée jeu, déclaré le président de CDER au cours de son speech aux allures d’une véritable purge à l’endroit du régime en place qui, selon lui, n’affiche aucune volonté de conduire le pays vers les élections générales sans que l’on arrive au glissement.

Face à cette impasse politique qui se profile à l’horizon, l’élu de Budjala a choisi la voie de l’unisson. «Le CDER en appelle dès lors à la mobilisation de toutes les forces pro-alternance en 2016 de faire échec à tout individu ou groupe d’individus aux tendances capacitaires et velléitaires en faveur du glissement », a prévenu le président du CDER, fondant sa démarche sur les prescrits de la Constitution, notamment en son article 64.

Commissaires spéciaux, une démarche anti- constitutionnelle

Au cours de son échange avec la presse locale et internationale qui a duré plus de deux heures, Jean Lucien Busa n’a pas tari d’arguments pour faire la lecture de la situation politico-économico-sociale du pays. De l’initiative du dialogue politique proposée par le président de la République, jusqu’au démembrement des provinces, en passant par la situation à la CENI et la baisse des prix des matières premières, la situation du pays reste sombre, selon l’orateur.

Revenant sur le démembrement des provinces à la tête desquelles seront nommés des commissaires spéciaux, ce député de l’opposition indique que « Nulle part dans la constitution, il est prévu la fonction de Commissaire spécial pour gérer les provinces, même pas en cas de force majeure aux termes pertinents des articles 197 et 198 de la constitution ». Pour lui, cette démarche est anticonstitutionnelle et consacre l’absence du principe de redévabilité, pendant que les anciens gouverneurs sont redevables devant les Assemblées provinciales. L’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a donné lieu à cette démarche, n’est pas synonyme de la Constitution, a rappelé le président du CDER.

DU DIALOGUE POLITIQUE

Le séisme dans la Majorité politique étant, le numéro un du CDER a considère que pour l’heure, le dialogue est plus important au sein de la famille politique du chef de l’Etat qui subit des revers. Au Heu de s’investir, à temps perdu, dans la conquête permanente suractivée d’un dialogue dont l’opportunité n’est nullement d’actualité et partant n’existe pas, a-t-il ajouté.

Jean- Lucien Busa estime qu’on n‘a pas besoin d’un dialogue pour respecter la Constitution, refuser le glissement et assurer l’alternance politique ».
Au chapitre des droits humains, le CDER a déploré le climat d’insécurité caractérisé par les violations « flagrantes, des droits de l’homme».

Devant ce tableau de la situation politique peu reluisant, le CDER en appelle à la mobilisation de toutes les forces pro- alternance 2016.

Par Cyprien K.