Haut-Katanga : SMICO inaugure son siège social à Lubumbashi et mise sur l’inclusion financière

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La Société de microcrédit congolais (SMICO) a inauguré son nouveau siège social situé au numéro 154 de l’avenue Kilela-Balanda, au quartier Kiwele dans la ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, ce vendredi 9 octobre 2026.

Cette cérémonie, qui coïncide avec les 17 ans d’existence de l’institution, marque une nouvelle étape dans sa stratégie de croissance et de financement des entrepreneurs congolais. L'événement s’est déroulé en présence du consul général de Belgique à Lubumbashi, du directeur provincial intérimaire de la Banque centrale du Congo (BCC), ainsi que de plusieurs partenaires et clients de l’institution.

Pour son directeur général, Pacifique Ndagamo, l’installation du siège à Lubumbashi ne constitue pas une rupture avec les origines de SMICO, fondée dans l’Est de la RDC, mais ouvre une nouvelle phase de son développement, dans un contexte sécuritaire difficile à Goma et à Bukavu.

« L’installation de notre siège social à Lubumbashi ne signifie pas que nous tournons le dos à cette histoire. Elle signifie que nous en ouvrons un nouveau chapitre, un chapitre de consolidation, de transformation et d’élargissement de notre ambition », a-t-il déclaré au micro tendu par 7SUR7.CD.

Selon les chiffres communiqués par le directeur général Pacifique Ndagamo, SMICO compte actuellement plus de 100 000 clients, 12 agences réparties dans neuf provinces et 160 collaborateurs. À fin août 2026, les dépôts de la clientèle dépassaient 33 millions de dollars américains, en hausse de 17 % sur un an.

Au cours des douze derniers mois, l’institution affirme avoir décaissé plus de 45 millions de dollars dans l’économie congolaise, avec un portefeuille de crédit supérieur à 37 millions de dollars. Ces financements bénéficient notamment aux Petites et moyennes entreprises (PME), aux ménages et aux petits entrepreneurs.

« Notre responsabilité est de comprendre ces différences et d’y apporter des solutions adaptées », a souligné Pacifique Ndagamo, évoquant notamment les besoins des jeunes entrepreneurs, des femmes commerçantes et des petites entreprises.

Engagée depuis 2019, la transformation numérique de SMICO s’appuie sur plusieurs solutions, dont SMICO Mobile, SMICO Web et SMICO Money, lancé en 2025 et accessible même sans smartphone ni connexion Internet. Selon le directeur général, un crédit professionnel peut désormais être décaissé en cinq à sept jours, contre trois à quatre jours pour un crédit destiné aux salariés.

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Présent à la cérémonie, le consul général de Belgique, Vincent Viaene, a salué la contribution de SMICO au financement des microentrepreneurs et des petites entreprises congolaises. Il a notamment rappelé le prêt de 5 millions de dollars accordé à l’institution par BIO, la société belge d’investissement pour les pays en développement, avec l’appui d’une garantie de l’Union européenne.

« Ce que BIO apprécie dans SMICO, c’est sa contribution à l’inclusion financière », a-t-il déclaré, soulignant que cet investissement vise à élargir l’accès au crédit, notamment pour les femmes, les jeunes et les PME.

De son côté, Maurice Kilonda, directeur provincial intérimaire de la Banque centrale du Congo dans le Haut-Katanga, a salué la résilience de SMICO face aux difficultés sécuritaires et son choix d’établir son centre de décision à Lubumbashi. Il a appelé l’institution à poursuivre son développement dans le respect des règles prudentielles, avec une attention particulière à la gestion des risques et à la protection de la clientèle.

« Mon souhait est que cette nouvelle étape de développement repose sur des fondements solides : le respect de la réglementation, une gestion rigoureuse des risques, une gouvernance saine et la protection constante de la clientèle », a-t-il affirmé. 

Avec ce nouveau siège, SMICO entend améliorer la qualité de ses services, développer de nouveaux partenariats et poursuivre son expansion, tout en maintenant son engagement en faveur de l’inclusion financière et du financement des entrepreneurs congolais.

Patient Lukusa, à Lubumbashi