Dialogue national : signature d’une note de plaidoyer pour une participation effective des femmes

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Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et le Réseau des parlementaires hommes engagés pour la masculinité positive, ont signé, ce lundi 5 octobre 2026 à Kinshasa, une note de plaidoyer pour une participation effective des femmes au dialogue et au processus de paix en République démocratique du Congo (RDC).

Cette initiative intervient dans le contexte du dialogue national et inclusif lancé récemment par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Pour le Réseau, cette démarche constitue un appui aux efforts des femmes qui militent depuis plusieurs années en faveur de leurs droits, en se référant notamment à l’histoire des négociations que la RDC a connues.

« Il est donc essentiel que cette expérience soit pleinement prise en compte dans les initiatives actuelles et futures de dialogue et de recherche de la paix. Nous estimons que les femmes doivent être présentes à toutes les étapes du processus : préparation, dialogue, négociation, prise de décision, mise en œuvre et suivi des résolutions. Leur participation ne doit pas être symbolique. Elles doivent disposer d’un véritable pouvoir de contribution et de décision. À cet effet, sans préjudice de la parité constitutionnelle, nous plaidons pour un quota minimal de 30 % de femmes dans les délégations et mécanismes liés au dialogue, à la négociation, à la médiation et au suivi des accords de paix », a affirmé Marcel Dandu, s’exprimant au nom des parlementaires.

Ces parlementaires souhaitent également que cette représentation tienne compte de différents profils, notamment des femmes issues des communautés affectées par les conflits, de la société civile, des organisations féminines et de la jeunesse.

Ils insistent sur le fait que cette démarche en faveur de la cause des femmes ne constitue pas une faveur, mais plutôt un droit.

« Notre message est donc simple : il ne peut y avoir de paix durable sans la participation des femmes. Leur présence dans les processus de paix n’est ni une faveur, ni un privilège, mais une nécessité démocratique et une condition importante d’une paix inclusive et durable », soutiennent-ils.


Partenaire de cette initiative, le PNUD a souligné que le combat pour les droits des femmes est collectif et non individuel, saluant l’appropriation de cette cause par les parlementaires.

« Le PNUD considère cette initiative comme particulièrement stratégique parce qu’elle repose sur une approche innovante et porteuse de transformation : celle de la masculinité positive. Jadis, les femmes étaient seules à plaider pour elles-mêmes. Aujourd’hui, elles peuvent compter sur des hommes forts, déterminés et engagés pour leur cause. En mobilisant les hommes comme alliés du changement, en particulier les parlementaires et les leaders d’influence, cette approche contribue à transformer les normes sociales et à créer les conditions d’une participation plus équitable des femmes à la vie publique », a déclaré Claudine Rusarura, prenant la parole au nom du représentant résident du PNUD.

L’agence onusienne souhaite donc que cet engagement pris ce jour contribue à renforcer durablement les alliances entre les femmes leaders, les parlementaires, les institutions publiques et les partenaires engagés en faveur de l’égalité.

Elle s’est, par ailleurs, engagée à accompagner la RDC et l’ensemble des acteurs nationaux dans la promotion d’une société plus inclusive, plus équitable et plus résiliente.

Christel Insiwe