Dans une déclaration faite à la presse lundi 29 septembre à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, Max Nissan, point focal du chef de l'État dans la Grande Orientale et chargé de la médiation et la résolution des conflits demande l'ouverture d'une enquête indépendante sur une possible fraude minière portant sur la disparition présumée d'environ 50 kilogrammes d'or.
Selon lui, cette affaire soulève de sérieuses interrogations sur les contrôles et la traçabilité des ressources minières dans la province de l'Ituri, pourtant réputée pour ses importantes réserves aurifères.
« Je demande seulement une enquête indépendante sur une possible fraude minière. Une affaire portant sur la disparition présumée d'environ 50 kilogrammes d'or. Cela suscite des nterrogations sur les contrôles et la traçabilité des ressources minières en province », a-t-il déclaré.
En réaction, la division provinciale des Mines et Géologie de l'Ituri est sortie de son silence face aux accusations faisant état d'environ 50 kilogrammes d'or qui auraient échappé au contrôle de l'État entre février et avril 2026.
Son chef de division intérimaire Félix Abedi rappelle que l'administration ne se fait pas sur les réseaux sociaux mais à travers des écrits et dans le bureau. Il précise que les déclarations publiées depuis près d'une semaine sur les réseaux n'engagent que leurs auteurs.
« Il y a eu des messages mensongers, des calomnies, des instrumentalisations de quelques groupes mal intentionnés qui publient des histoires pour salir l'image de la personne qui dirige ces services et mettre en cause tous les efforts que nous avons eu à fournir », a dénoncé Félix Abedi.
Il affirme toutefois que son service détient les éléments nécessaires, notamment les statistiques officielles sur la production d'or, pour établir la situation.
Félix Abedi rappelle qu'il lui a été demandé de manière hebdomadaire de transmettre à la hiérarchie toutes les statistiques de production de toutes les sociétés minières et de toutes les coopératives œuvrant en province de l'Ituri, ce qu'il dit faire administrativement.
Cette demande d'enquête de Max Nissan intervient dans un contexte où l'Ituri est régulièrement citée dans des rapports sur la fraude et la contrebande minières qui privent l'État congolais d'importantes recettes.
Alphonse Muderwa