Défense des droits des travailleurs : les organisations syndicales plaident pour une « grande » implication de la CNDH

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La Commission nationale des droits de l’homme de la RDC (CNDH) poursuit ses consultations dans le cadre du renforcement du dialogue avec les acteurs de la société civile impliqués dans la promotion des droits de l’homme.

C’est dans cette optique que le président de cette institution d’appui à la démocratie, Paul Nsapu, a échangé, lundi 21 septembre 2026, avec le président de l’Église du Christ au Congo (ECC), le révérend André Bokundoa, ainsi qu’avec les organisations syndicales, afin d’évaluer le parcours accompli à ce stade dans le cadre de ces consultations.

« Il est de bon aloi, surtout quand on veut aller loin, de ménager sa monture, que nous retournions à la source, à la base, afin d’évaluer le parcours accompli, les difficultés rencontrées qui sont les nôtres, pour bien agir dans l’intérêt de la promotion et de la protection des droits humains, qui est une mission dévolue à la CNDH. Un travail très attendu par notre population est à l’extérieur du pays, pour évaluer aussi ce qui est fait en RDC en matière des droits humains », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH.

Du côté de l’ECC, cette collaboration a été saluée. Elle a notamment permis aux deux structures d’évaluer leur collaboration et à la CNDH de mieux comprendre la perception de l’ECC sur le fonctionnement et la mission de cette institution congolaise des droits humains.

L’ECC a ainsi suggéré à la CNDH d’améliorer la qualité de sa communication institutionnelle afin de mieux faire entendre la voix de l’institution, notamment en matière d’appropriation citoyenne de ses actions, tant au niveau national qu’international.

Les organisations syndicales, représentées par Fidèle Kiyangi, président de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP), ont, pour leur part, plaidé pour « une plus grande » implication de la CNDH dans la défense des droits des travailleurs.

« Pour nous, syndicalistes, la CNDH ne doit pas seulement parler des activités politiques ou des manifestations politiques. Elle devrait également parler des droits des travailleurs, qui font partie des droits humains. Parce que les droits des travailleurs ne sont pas souvent respectés par les employeurs du secteur privé, voire même par l’État », a-t-il fait savoir.

La CNDH a entamé, depuis vendredi 18 septembre, ses consultations avec la société civile congolaise. Cette initiative vise à renforcer le dialogue entre l’institution d’appui à la démocratie et les acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits humains.

Christel Insiwe