La situation sécuritaire s'est fortement dégradée au mois d'août dans le territoire de Mambasa situé au Sud-Ouest de la province de l'Ituri. Plus de 80 civils ont été tués dans des attaques attribuées aux rebelles d'Allied democratic forces (ADF), selon OCHA.
D'après le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), la dégradation de la situation sécuritaire s'est maintenue, notamment dans les zones de santé de Mambasa et de Mandima, avec l'intensification des attaques des rebelles ADF. Ces violences auraient coûté la vie à plus de 80 civils au cours du mois, selon des sources locales et humanitaires.
La dernière attaque attribuée aux rebelles d'Allied democratic forces ( ADF) a été signalée le 29 août dans l'aire de santé d'Alima en Zone de santé de Mandima, aurait fait 37 morts et entraîné l'enlèvement de plus de 30 personnes.
Ces violences ont également provoqué de nouveaux déplacements, dont l'ampleur reste à déterminer. Le même rapport souligne que
depuis février 2026, plus de 95 000 personnes déplacées et retournées ont été enregistrées dans les deux zones de santé, d'après une évaluation rapide multisectorielle conduite par l'ONG PPSSP.
Des populations qui, souligne OCHA, restent confrontées à d'importants besoins multisectoriels non couverts, alors que la capacité de réponse des partenaires demeure limitée.
Le territoire de Mambasa fait face à une menace persistante des hommes armés identifiés comme rebelles d'Allied democratic forces (ADF) pointés dans la tuerie de civils, l'incendie et pillages des maisons commerciales et d'habitations mais aussi dans le kidnapping des personnes.
Pour s'imprégner de la situation sécuritaire sur terrain, le gouverneur militaire de la province de l'Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, a effectué, il y a quelques jours, une mission d'itinérance d'environ 5 jours dans plusieurs villages. Lors de son séjour dans la région, l'autorité provinciale a réaffirmé l'engagement de l'armée à restaurer durablement l'autorité de l'État dans des agglomérations secouées encore par l'insécurité.
Joël Losinu, à Komanda