Le Groupe international de contact (GIC) pour la région des Grands Lacs a fixé une ligne rouge concernant les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), après la signature d’un protocole portant sur leur désarmement, leur démobilisation et leur cantonnement.
Dans une déclaration conjointe publiée jeudi 13 août, les États-Unis, la France, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont pris acte de l’annonce faite par le gouvernement congolais, le 28 juillet, concernant l’adhésion d’une faction des FDLR à ce protocole.
Le GIC insiste particulièrement sur la mise en œuvre des engagements pris par les différentes parties dans le cadre du processus de paix. Il rappelle notamment que toute « colocalisation ou collaboration opérationnelle avec des éléments des FDLR » est incompatible avec les engagements souscrits dans les Accords de Washington.
Cette déclaration intervient alors que la question des FDLR reste au cœur des discussions sécuritaires entre la RDC et le Rwanda. Le groupe international demande également à Kinshasa de préciser les mécanismes de lutte contre l’impunité prévus dans le protocole et de travailler avec la MONUSCO à sa mise en œuvre.
Les partenaires internationaux appellent par ailleurs les parties engagées dans les Accords de Washington et le Cadre de Doha à poursuivre leurs efforts en faveur du processus de paix. Ils encouragent également les différentes initiatives de médiation, notamment celles de l’Union africaine.
Le GIC rappelle en outre l’obligation de protéger les civils, de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des États ainsi que les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il réclame également une désescalade immédiate.
Sur un autre volet du processus de paix, le groupe international salue l’accord d’échange de prisonniers conclu entre Kinshasa et l’AFC/M23. Il considère cette démarche comme un mécanisme susceptible de renforcer la confiance et de contribuer à la réduction des tensions.
Le GIC salue notamment le transfert, facilité par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de personnes libérées par les autorités congolaises vers l’AFC/M23.
Enfin, les onze partenaires appellent toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire sûr, complet et sans entrave aux populations affectées par les violences.
Roberto Tshahe