Le gouverneur du Sankuru, Jules Lodi Emongo, a signé un arrêté-édit fixant les normes spécifiques applicables aux marchés publics d'intérêt provincial et local. À travers ce texte, le gouvernement provincial dit vouloir se doter d'un cadre appelé à régir l'ensemble des procédures relatives à l'acquisition des biens, à l'exécution des travaux et à la fourniture des services financés sur les ressources publiques.
Désormais, selon cette mesure exploitée par 7SUR7.CD ce vendredi 7 août 2026, les engagements financiers de la province devront s'inscrire dans un processus encadré par les dispositions légales en vigueur, avec des mécanismes permettant d'assurer le suivi des procédures et la traçabilité des dépenses.
Cette mesure intervient quelques jours après l'installation de nouvelles autorités, dans une province où plusieurs secteurs souffrent depuis des années d'un déficit d'organisation et d'encadrement institutionnel. L'exécutif provincial entend rompre avec les pratiques du passé et instaurer progressivement une culture administrative fondée sur les règles, la responsabilité et la redevabilité.
Le gouverneur Jules Lodi Emongo a également promulgué l'édit habilitant le gouvernement provincial à prendre, durant les vacances parlementaires, des mesures relevant du domaine de l'édit.
Cette habilitation ouvre la voie à une série de textes destinés à combler certains vides institutionnels et à renforcer la capacité d'action de l'administration provinciale. Pour le chef de l'exécutif, il s'agit d'accumuler les actes réglementaires plutôt que de construire progressivement un environnement juridique capable de sécuriser l'action publique et d'offrir davantage de visibilité aux partenaires techniques, financiers et aux investisseurs.
L'ambition va d'ailleurs bien au-delà de la seule question des marchés publics. Dans les couloirs du gouvernorat, plusieurs chantiers sont déjà à l'étude. Parmi eux figure notamment la mise en place de la cellule provinciale de gestion des projets et des marchés publics, appelée à jouer un rôle central dans la coordination, le suivi et l'évaluation des investissements réalisés dans la province.
Parallèlement, les secteurs de l'eau et de l'électricité font l'objet d'une attention particulière. Les réflexions engagées visent à créer un cadre susceptible d'améliorer l'organisation des services et d'encourager les initiatives capables de répondre aux besoins croissants des populations.
Le secteur minier n'est pas en reste. Considéré comme l'un des leviers potentiels de croissance économique du Sankuru, il devrait prochainement bénéficier de mesures destinées à renforcer l'encadrement des activités d'exploitation et à garantir une meilleure valorisation des ressources de la province.
Les domaines agricole et forestier figurent également parmi les priorités du gouvernement provincial, qui entend mettre en place des mécanismes favorisant une exploitation mieux structurée et plus profitable aux communautés locales.
Élu le 15 avril et investi par le président de la République le 30 juin, le gouverneur Jules Lodi Emongo, dit être convaincu qu'avant de bâtir les routes, les marchés ou les centrales, il faut d'abord consolider les règles qui permettront à l'État de fonctionner durablement.
Alain Saveur Makoba, à Lusambo