Le secrétaire exécutif provincial de l'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDe) au Kasaï-Central, Élie Mputu Kalumba, a été conduit, samedi 18 juillet 2026 au parquet général de Kananga, après avoir passé deux jours dans les locaux de l'Agence nationale de renseignements (ANR), où il était détenu depuis son interpellation, le jeudi 16 juillet.
Le responsable provincial du parti de l'opposition avait été arrêté après avoir mené des activités de mobilisation en prélude à la marche annoncée par l'opposition en République démocratique du Congo contre le projet de révision de la Constitution.
Son transfèrement au parquet n'a pas mis fin aux critiques de son parti. L'ECiDe dénonce une arrestation qu'il qualifie d'arbitraire et exige sa remise en liberté immédiate.
« Nous condamnons avec la dernière énergie l'arrestation arbitraire et injuste de notre camarade. Après l'ANR, il a été transféré au parquet général. C'est là où il se trouve. Il n'a même pas été entendu. Il est toujours au cachot. Tout simplement parce qu'il s'oppose au changement de la Constitution. Nous exigeons sa libération », a déclaré Jean Mpakata Ndambi, porte-parole de l'ECiDe, dimanche 19 juillet, à 7SUR7.CD.
Au-delà de cette procédure judiciaire, Élie Mputu Kalumba fait également l'objet d'une mesure administrative. Il a été suspendu de ses fonctions de préfet de l'Institut littéraire de Kele-Kele, un établissement public. Dans la décision de suspension, il lui est notamment reproché, en sa qualité d'agent public de l'État, d'avoir adhéré à un parti politique et d'avoir participé à ses activités.
Cette affaire a également suscité la réaction du président de l'ECiDe, Martin Fayulu, qui a réclamé la libération de son collaborateur, estimant que cette interpellation s'inscrit dans une série de pressions exercées contre les acteurs de l'opposition.
L'arrestation d'Élie Mputu Kalumba intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Les principales figures de l'opposition ont appelé à une manifestation nationale le 22 juillet afin de protester contre le projet de révision constitutionnelle.
Alain Saveur Makoba, à Kananga