Nord-Kivu : des civils installés à la tête de la nouvelle ville d'Oïcha malgré l'état de siège

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Les nouveaux dirigeants de la nouvelle ville d'Oïcha (Nord-Kivu) ont officiellement pris les rênes de l'entité en marge d'une cérémonie d'investiture organisée ce vendredi 19 juin 2026 et présidée sur place par le gouverneur militaire.

Des partis politiques de la coalition au pouvoir, des responsables étatiques ou encore des membres de la société civile ont pris part à l'événement, le premier du genre après l'érection d'Oïcha en ville.

Le nouveau maire Kambale Siluhwere et Kahindo Kalumba Emmanuel, nouveau maire adjoint sont installés à la tête d'Oicha, agglomération censée être sous état de siège à l'instar d'autres villes et territoires du Nord-Kivu.

Cette installation est peut-être une mesure exceptionnelle pour la nouvelle ville. En effet, depuis mai 2021, les principales entités du Nord-Kivu et de l'Ituri sont sous l'autorité des militaires et/ou des policiers dans le cadre de l'état de siège instauré en vue d'imposer la paix dans la contrée.

D'ailleurs, dans une série d'ordonnances rendues publiques le 25 novembre 2022, Félix Tshisekedi avait même nommé des civils destinés à remplacer les autorités militaires et policières après la levée de l'état de siège. Mais, 3 ans et demi après, les civils nommés n'ont jamais dirigé, attendant la fin de cette mesure.

Ex-chef-lieu du territoire de Beni, Oïcha a été fait ville le 22 mai dernier à la suite d'un arrêté signé par le ministre de l'Intérieur Jacquemin Shabani. Son érection est le résultat de plusieurs années des plaidoyers qui n'avaient jamais payé. Oïcha est ainsi devenu la 4e ville du Nord-Kivu après Goma, Butembo et Beni.

En marge de ces élévations, Kasindi, à la frontière congolo-ougandaise, a aussi obtenu le statut de commune rurale et ses autorités ont été installées mercredi dernier.

Isaac Kisatiro