Incidents pendant le sit-in de l'opposition : « Ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains » (Katumbi)

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L'opposant Moïse Katumbi a imputé au président Félix Tshisekedi la responsabilité des violences survenues lors du sit-in organisé ce vendredi 12 juin à Kinshasa par les forces de l'opposition.

Dans une réaction publiée sur le réseau social X, l'ancien gouverneur du Katanga a affirmé que le chef de l'État porte une «responsabilité écrasante » dans ces incidents, allant jusqu'à déclarer que « ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains ».

Le président d'Ensemble pour la République affirme que des Congolais qui sont descendus dans la rue pour exercer leur droit de manifester ont été victimes d'attaques perpétrées par la Force du Progrès, structure de mobilisation de l'UDPS.

« Marcher pacifiquement pour défendre la Constitution n'est pas un crime. Pourtant, aujourd'hui en RDC, des Congolaises et des Congolais qui exerçaient simplement leur droit de manifester ont été violemment attaqués par la Force du Progrès de l'UDPS, sous le regard complice des forces de l'ordre », a-t-il écrit.

Moïse Katumbi fait également état d'un lourd bilan. Selon lui, plusieurs manifestants ont été blessés lors de ces incidents.

« Le bilan est lourd : de nombreux blessés, dont certains dans un état critique. Nous craignons également des pertes en vies humaines », a-t-il indiqué.

L'opposant estime que le pouvoir porte la responsabilité de la situation actuelle.

« Le président porte une responsabilité écrasante dans ces violences et dans le climat de tension qu'il entretient dans notre pays. Ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains », a insisté le leader d'Ensemble pour la République.

Malgré ces événements, Moïse Katumbi assure que son camp poursuivra son combat politique.

« Face à la sauvagerie, nous ne reculerons pas ! Nous continuerons à nous battre, par des moyens pacifiques et démocratiques, pour défendre la Constitution, nos libertés et l'avenir de la RDC », a-t-il déclaré.

Pour rappel, plusieurs figures de l'opposition avaient appelé à un sit-in ce vendredi à Kinshasa pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme des menaces contre la Constitution. La manifestation a été marquée par des tensions à quelques encablures du Palais du Peuple.

Merveil Molo