L'Église du Christ au Congo (ECC) a donné, ce dimanche 7 juin 2026, sa position par rapport à la question de réformes constitutionnelles qui fait couler encre et salive en République démocratique du Congo.
Dans sa déclaration, l'ECC estime que l'initiative doit répondre à l'exigence d'un cadre national inclusif et apaisé conformément à la constitution. Elle exhorte les différentes parties à recourir à la sagesse divine et aux valeurs africaines de l'arbre à palabres.
« L'Église du Christ au Congo estime qu'une initiative de réformes constitutionnelles dans le contexte actuel doit impérativement répondre à l'exigence d'un cadre national inclusif et apaisé conformément aux dispositions des articles 5, 218, 219 et 220 de la constitution. Fort de ces évidences, l'Église du Christ au Congo appelle les parties à recourir à la sagesse divine (Cfr 1 Roi 3 : 16-28) et aux valeurs anthologiques africaines de l'arbre à palabres », rapporte cette déclaration.
Pour l'Église du Christ au Congo, le dialogue national, démocratique et inclusif demeure la voie idoine dans le contexte actuel.
« Le dialogue dialogue démocratique, national et inclusif reste la voie idoine dans ce contexte précis conformément aux Résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations, des Résolutions de l'Union africaine et de l'Union européenne, ainsi que des accords de Washington et de Doha », indique la même source.
En RDC , la question de la révision ou de changement de la constitution anime les débats. Le projet est porté par le parti au pouvoir, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), membre de l'Union sacrée, une plateforme qui soutient la vision du chef de l'État, Félix Tshisekedi. Ce parti estime que la constitution doit être adaptées aux réalités actuelles du pays.
Cependant, l'opposition accuse le président Tshisekedi de vouloir changer la constitution pour s'éterniser au pouvoir. Réunis au sein de la plateforme C64 (Coalition Article 64 pour la défense de l’orde constitutionnel), les opposants Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga ont lancé des actions contre ce projet. Ils ont appelé le 03 juin dernier à la journée ville à Kinshasa et projettent de déposer, le 09 juin, une plainte contre le président Tshisekedi pour « tentative de renversement de l'ordre constitutionnel ».
Prince Mayiro