Jeux d'argent en RDC : la Cellule de surveillance met en place une plateforme de régulation centralisée

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Le gouvernement Suminwa tient à organiser le secteur des jeux d'argent en République démocratique du Congo. Pour y arriver, la Cellule de surveillance des jeux d'argent a lancé une série d'activités visant à structurer ce domaine en pleine croissance.

Son coordonnateur , Dieudonné Ntumba, a organisé, le 19 mai, au Centre financier de Kinshasa, une réunion avec les opérateurs du secteur. Prenant la parole, il a d'abord souligné l'importance d'une collaboration entre l'État et les opérateurs pour assurer une concurrence saine et prévenir la criminalité financière.

"Le rôle de l'État n'est pas d'empêcher les activités, mais de les encadrer", a-t-il martelé.

D'après la Cellule de surveillance, cette réunion s'inscrit dans la vision du gouvernement dirigé par la première ministre, Judith Suminwa, de moderniser et d'assainir  le secteur des jeux d'argent, tout en protégeant les personnes vulnérables et en luttant contre l'offre illégale.

 

Elle rappelle que la RDC figure sur la liste grise des Groupes d'action financière (GAFI), ce qui limite les investissements étrangers et affecte le secteur bancaire. Le coordonnateur Dieudonné Ntumba a, quant à ce, souligné l'urgence de reformer le secteur des jeux d'argent pour améliorer la crédibilité du pays sur la scène internationale.

Cela, a-t-il précisé, passe par une "régulation stricte" et un "contrôle accru" des flux financiers pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, "des efforts qui sont fournis par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi".

Il faut souligner que l'une des initiatives clés présentées lors de cette réunion est la mise en place d'une plateforme de régulation centralisée qui permettra de surveiller, en temps réel, les transactions et les flux financiers des opérateurs de jeux, assurant ainsi une mobilisation optimale des recettes publiques. La Cellule invite donc les opérateurs à collaborer étroitement pour intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure.

Dans la foulée, le coordonnateur Dieudonné Ntumba a réaffirmé l'engagement du ministère des Finances à maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs pour garantir une mise en oeuvre harmonieuse et conforme de la réforme. En travaillant ensemble, à l'en croire, le secteur des jeux d'argent en RDC peut espérer à un avenir plus stable et prospère, aligné sur les standards internationaux.

De leur côté, les opérateurs des jeux d'argent ont exprimé leur soutien aux initiatives de régulation. Le responsable commercial et marketing de PixLab a notamment exprimé sa satisfaction quant à l'initiative, tout en soulignant l'importance d'un cadre régulé pour permettre aux opérateurs de mieux exercer leurs activités.

Le chargé du système d'information et du monitoring des opérations des jeux a, au nom du ministre des Finances, noté la nécessité de cette régulation pour pallier les risques sociaux et économiques associés aux jeux d'argent. Didier Bobwa a également encouragé les opérateurs à participer "activement" à cette transformation qui, selon lui, promet de rendre le secteur plus transparent et compétitif. Cette régulation, a-t-il soutenu, devrait non seulement protéger les parties prenantes, mais aussi améliorer la réputation internationale de la RDC dans la gestion des flux financiers.

Pour rappel, un projet de loi visant à réguler les jeux d'argent en RDC est en cours d'examen au Parlement. Ce texte va remplacer les lois datant de l'époque coloniale et fournira un cadre juridique moderne pour encadrer le secteur. Dans l'entre-temps, la Cellule de surveillance continue de jouer un rôle central dans la mise en oeuvre de mécanismes de régulation.

Prince Mayiro