Le président de la société civile de Kabinda (Lomami) Dieudonné Ngoyi Kiuma a interpellé, le mercredi 28 mai courant, les responsables des services publics suite à ce qu'il qualifie de recouvrements unilatéraux et parallèles effectués sans implication de la Direction Générale des Recettes de Lomami (DGRLO), régie financière officiellement chargée de mobiliser les recettes provinciales.
Dans une déclaration faite à la presse locale, Dieudonné Ngoyi Kiuma, a dénoncé des pratiques qu’il estime contraires aux principes de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des finances publiques.
Selon lui, plusieurs opérations de perception des taxes et autres frais sont actuellement menées de manière unilatérale par certains services d’assiette, sans collaboration avec les agents de la DGRLO. Une situation qui, d’après cette structure citoyenne, fragilise le mécanisme de contrôle des recettes publiques et ouvre la voie à des irrégularités.
« Lorsque les recouvrements s’effectuent en dehors du circuit légal de la DGRLO, il devient difficile de garantir la traçabilité des fonds collectés auprès des contribuables », a déclaré Dieudonné Ngoyi Kiuma, président de la société civile de Kabinda.
La société civile pointe notamment du doigt la Division provinciale de l’Industrie, engagée, ces derniers jours, dans des opérations de recouvrement dans la ville de Kabinda. D’autres services étatiques seraient également impliqués dans des pratiques similaires, selon les dénonciateurs.
Contactés ce jeudi par la rédaction de 7SUR7.CD, certains agents des services publics qui se sont exprimés dans l'anonymat en plein recouvrement, rejettent en bloc toutes les accusations de Dieudonné Ngoyi Kiuma et disent ne pas le reconnaître pas comme acteur de la société civile, plutôt comme candidat malheureux aux dernières élections.
La société civile appelle les autorités provinciales à restaurer l’ordre dans le système de mobilisation des recettes publiques afin d’éviter les conflits de compétence entre services et de sécuriser les fonds destinés au développement de la province.
Il recommande également au gouvernement provincial de renforcer le rôle de la DGRLO en tant qu’unique structure habilitée à centraliser les recettes provinciales, conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Benjamin Kambadi, à Kabinda