Quatre personnes ont été tuées et 7 autres blessées lors d'un accident de la circulation survenu près du marché Mimbulu, au quartier Gécamines, dans la commune de Lubumbashi, le lundi 27 avril 2026.
D'après certains témoins interrogés par 7SUR7.CD ce mardi, il s'agissait d'un camion de marque Volvo immatriculé 4342AT/05 qui transportait des marchandises en provenance de Kasumbalesa vers le centre-ville de Lubumbashi, qui a quitté la chaussée avant de terminer sa course contre un arbre situé dans l’enceinte de la paroisse Béthanie de l’Église Méthodiste Unie. Sur son passage, il a violemment percuté des vendeurs installés le long de la route, une zone pourtant très fréquentée par les vendeurs et marchands.
Interpellé et placé en détention au commandement de la Police de circulation routière (PCR) à Lubumbashi, le conducteur du camion reconnaît une imprudence au volant suite à l'utilisation de son téléphone.
« On m’appelait au téléphone et j’avais des écouteurs aux oreilles. En me penchant pour regarder qui m’appelait, j’ai perdu le contrôle du volant et je me suis retrouvé aux abords du marché », a-t-il déclaré à 7SUR7.CD.
Informé du drame, le ministre provincial des Transports, Georges Babunyi, s’est rendu successivement sur le lieu de l’accident, puis dans plusieurs structures sanitaires où sont pris en charge les blessés, notamment au centre hospitalier Agapao Maternity, à l’hôpital Gécamines Sud et à la clinique Le Jourdain. D'après lui, les 4 corps, dont deux femmes et deux hommes, ont également été transférés vers les morgues, dont celle d’Upemba, dans la commune de Katuba.
Face à ce bilan lourd, le ministre provincial des Transports a exprimé sa compassion et insisté sur la prise en charge des survivants.
« Nous devons sauver ceux qui peuvent encore l’être. Nous sommes profondément attristés par ce bilan. Nous allons concentrer nos efforts sur les blessés afin qu’ils bénéficient des meilleurs soins possibles », a déclaré Georges Babunyi à la presse.
La société civile locale lève la voix pour exiger des mesures strictes, notamment l’interdiction formelle du commerce le long des axes à forte circulation, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Patient Lukusa, à Lubumbashi