Un nouveau mouvement citoyen dénommé « Kombo Moko » (balai traditionnel) a été lancé ce samedi 25 avril 2026 à Kinshasa par Marie-Josée Ifoku, ancienne candidate à l’élection présidentielle. À travers cette initiative, l’initiatrice entend impulser une dynamique de transformation sociale fondée sur la prise de conscience individuelle et collective.
Lors de la cérémonie de lancement, Marie-Josée Ifoku a présenté « Kombo Moko » comme un mouvement pacifique visant à éveiller les consciences, mobiliser les citoyens et participer à la reconstruction du pays sur tous les plans. Au cœur de cette démarche, une vision : celle d’une « renaissance du Congo » portée par un changement profond des mentalités.
Le mouvement structure son action autour de quatre axes principaux. D’abord, le « nettoyage personnel », axé sur la transformation intérieure et la restauration des valeurs. Ensuite, le « nettoyage autour de soi », qui consiste à influencer positivement son environnement immédiat, notamment la famille, la communauté et le milieu professionnel. Le troisième pilier, le « prolongement de soi », encourage l’engagement citoyen pour la paix, le dialogue et le développement. Enfin, « l’unité dans la diversité » vise à renforcer la cohésion nationale en valorisant les différences culturelles comme une richesse.
Dans son adresse à la presse, Marie-Josée Ifoku a insisté sur la nécessité d’abandonner les discours de haine et les comportements agressifs, particulièrement chez les jeunes.
« Nous voulons que la jeunesse congolaise comprenne que ce n’est pas à travers les insultes ou l’agressivité que nous allons bâtir un autre pays », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que le changement attendu passe d’abord par une remise en question individuelle.
« Nous avons tendance à accuser les autres alors que nous sommes parfois le problème. Le nettoyage commence par soi-même », a-t-elle expliqué, appelant à la réconciliation, au pardon et à l’amour entre Congolais.
Au-delà du discours, « Kombo Moko » ambitionne de mener des actions concrètes sur le terrain. Le mouvement prévoit notamment l’organisation de conférences, la mise en place de cellules de réflexion et des initiatives de solidarité en faveur des communautés en difficulté, financées par des contributions citoyennes.
À travers ce projet, Marie-Josée Ifoku espère contribuer à l’émergence d’une société plus juste, d’une nation unie et d’un peuple responsable, convaincue que « rien n’est impossible » si les Congolais s’engagent dans un processus de transformation intérieure durable.
Merveil Molo