Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a peint un tableau sombre de la situation sécuritaire en territoire de Mambasa (Ituri) au mois de mars 2026, dans un rapport rendu public et exploité par 7SUR7.CD, ce vendredi 24 avril en cours.
Selon ce rapport, le seul territoire précité a enregistré au moins 87 morts dans des attaques armées attribuées aux rebelles d'Allied democratic forces (ADF). Les zones de santé de Nia-nia et Lolwa ont été les plus touchées lors de cette menace rebelle.
Au-delà de dégâts humains, ce rapport mentionne en outre que ces attaques ont entraîné le déplacement de plus de 60.000 personnes vers d'autres localités de Mambasa jugées sécurisées ainsi que vers la province voisine de la Tshopo.
Les secteurs éducatif et sanitaire n'ont pas été épargnés au cours du mois de mars dernier plongeant des malades et enfants en âge de scolarité dans des besoins énormes.
"Selon les partenaires du secteur de l'éducation, ces attaques ont également entraîné la fermeture d'au moins 23 écoles affectant la scolarité de plus de 5.400 enfants. Neuf (9) structures de santé ont également cessé leurs activités, privant plus de 55.000 personnes d'accès aux soins", peut-on lire dans ce rapport.
Des sources sécuritaires affirment que les dispositifs sécuritaires nécessaires ont été urgemment mis en œuvre facilitant notamment la libération d'environ 200 otages lors des opérations musclées menées par la coalition FARDC -UPDF en début du mois d'avril.
Joël Losinu, à Komanda