Le ministère des Finances préconise une réforme en profondeur des incitations fiscales en République démocratique du Congo, jugées peu efficaces au regard de leurs objectifs économiques.
Cet appel a été relayé par le conseiller fiscal du ministre des Finances, Dieudonné Ntumba Kasonga, lors du démarrage des travaux préparatoires de la troisième édition du Forum « DRC Tax Masolo », ce mardi 24 mars 2026.
Intervenant au nom du ministre des Finances, il a mis en évidence les limites des dispositifs actuels, pourtant conçus pour attirer les investissements dans les secteurs prioritaires. Selon lui, l’analyse de leur impact socio-économique révèle des résultats contrastés, notamment en matière de création d’emplois et de développement des chaînes de valeur locales.
Dans cette optique, il a insisté sur la nécessité d’un examen approfondi de ces mécanismes afin de les réorienter vers une croissance plus inclusive et une meilleure diversification de l’économie congolaise.
Il a rappelé que ces incitations fiscales avaient représenté 6.203 milliards de francs congolais en 2024, soit 23,4 % des recettes de l’administration centrale, illustrant leur poids significatif dans les finances publiques et l’importance de leur révision.
Le représentant du ministère des Finances a également salué l’initiative du cabinet KPMG, qu’il a qualifiée de louable, estimant qu’elle s’inscrit dans la vision des autorités visant à bâtir un système fiscal plus attractif et performant.
Prévue les 19 et 20 mai 2026, la troisième édition du Forum « DRC Tax Masolo », placée sous le thème « Les incitations fiscales : quel avantage pour le développement ? », réunira experts et décideurs autour de ces enjeux, avec des recommandations attendues pour orienter la politique fiscale du pays.
Merveil Molo