La Commission provinciale vérité, justice et réconciliation entre dans sa phase opérationnelle mise en place pour faire la lumière sur les violences liées au phénomène Kamuina Nsapu qui ont causé de nombreuses pertes en vies humaines et provoqué des déplacements massifs de populations au Kasaï-Central,
Cette étape consistera notamment à recueillir les témoignages, évaluer les préjudices subis et documenter les faits afin de favoriser la recherche de la vérité, la réparation et la réconciliation au sein des communautés.
Grâce à l'appui du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH), la CPVJR qui s'apprête à se rendre dans les différents villages, quartiers pour le travail précité, a échangé avec les acteurs étatiques, leur annonçant ce déplacement dans leur juridiction, espérant leur accompagnement. Cet appui des partenaires s'inscrit dans le cadre du projet Promotion de la justice transitionnelle pour la consolidation de la paix dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central (PROJUST) exécuté par le BCNUDH, le PNUD et l'UNHCR avec le financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF).
« Nous allons le faire avec les moyens de bord, puisque ce qui compte, c'est beaucoup plus la volonté. Même avec les maigres moyens que nous avons de la part des partenaires techniques, nous allons nous lancer, tout en évitant que les autorités provinciales puissent jouer leur rôle », a déclaré Maître Sylvain Ntambue, président de la sous-commission Justice et Appui aux victimes de la CPVJR, dans une interview exploitée ce lundi 16 mars 2026.
Il sied de rappeler que la majorité de la population du Kasaï-Central a, à la suite d'un rapport de consultation publié en février 2020, souhaité que la région fasse recours aux mécanismes de la justice transitionnelle. C'est ainsi que la CPVJR a été créée en 2021 pour établir la vérité sur ce phénomène dans la période comprise entre le 1ᵉʳ avril 2016 et le 31 décembre 2018.
Alain Saveur Makoba, à Kananga