La question de révision ou du changement de la constitution de la République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. La dernière en date est celle des Forces politiques alliées à l'UDPS/Tshisekedi (FPAU).
Dans un communiqué nous parvenu ce mardi, les alliés du parti au pouvoir disent attendre « de pied ferme » la mise en place d'une Commission qui sera de revoir la constitution, tel qu'annoncé par le chef de l'État, le 16 novembre 2025, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
Par ailleurs, les FPAU/Tshisekedi précisent que face à l'agression de la RDC par le Rwanda, la reconquête du territoire national devrait être l'essentiel des débats politiques de l'heure. Malheureusement, déplorent-elles, certains secrétaires de l'Union sacrée demeurent "anormalement" silencieux sur des enjeux majeurs.
Le communiqué de FPAU/Tshisekedi
FORCES POLITIQUES ALLIÉES À L'UDPS/TSHISEKEDI
COORDINATION GÉNÉRALE
L'URGENCE NATIONALE À COURT TERME : LA RÉCUPÉRATION DE L'INTÉGRITÉ TERRITORIALE
Après le souhait exprimé par le Chef de l'Etat, Haute Autorité de référence de l'Union Sacrée de la Nation, le 16 novembre 2024 à Lubumbashi, dans la Province du Haut-KATANGA, de mettre sur pied « une commission de Congolaises et Congolais bien-pensants issus de plusieurs disciplines dont l'objectif sera de revoir cette Constitution », les FPAU/TSHISEKEDI qui ont, dès la première heure, adhéré à ce souhait, attendent de pied ferme la désignation de ladite commission.
A cet égard, et face à l'agression Rwandaise, seule la reconquête de l'intégrité de notre territoire national devrait être l'essentiel des débats politiques de l'heure.
Malheureusement, certains sociétaires de l'Union Sacrée de la Nation, demeurent anormalement silencieux sur des enjeux majeurs touchant a la fibre patriotique et à l'intérêt supérieur de la République (Goma tombé : silence radio !, Bukavu tombé : silence radio !, Uvira tombé : silence radio !, Uvira repris : silence radio !, accords de Washington signés : silence radio !, sanctions contre le Rwanda et ses plus hauts responsables : silence radio !) QUID ?
Les protestataires d'aujourd'hui sont pourtant, pour la plupart, ceux qui ont été les mieux servis par le régime, parfois même au détriment de compagnons plus loyaux et plus fidèles.
La diversion entretenue autour d'un prétendu rejet de l'actualisation de la Constitution, au nom d'intérêts égoistes et personnels, dissimule en réalité une évidente fuite de responsabilites.
Aux uns comme aux autres, il y a lieu de rappeler les urgences nationales suivantes :
1. Devoir s'aligner derrière les actions salvatrices du Chef de l'État, Garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire, S.E.M Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, qui, à travers une diplomatie ferme et proactive, a su notamment obtenir, dans la perspective du retour de la paix, la signature d'un accord de paix avec le Rwanda, État agresseur sous la médiation américaine, la conclusion d'un partenariat stratégique, économique et sécuritaire avec les États-Unis d'Amérique, ainsi que, tout récemment, l'adoption de sanctions visant l'armée rwandaise et certains de ses plus hauts responsables.
2. Orienter prioritairement toute notre attention vers la reconquête de l'intégrité territoriale dans la partie Est de la République démocratique du Congo, actuellement sous occupation rwandaise, et œuvrer à la restauration pleine et entière de l'autorité de l'État dans cette partie de notre pays, en soutenant nos Forces Armées ainsi que les patriotes Wazalendo engagés sur le théâtre des opérations.
3. Refuser de prêter le flanc aux opportunistes et aux agitateurs qui, de tout temps, ont attendu les circonstances troubles pour se dérober à leurs responsabilités et tenter de se forger une nouvelle respectabilité politique; telle a été leur stratégie depuis des décennies.
La responsabilité qui est la mienne aujourd'hui est de rappeler à chacun de nous, membres de l'Union Sacrée de la Nation, l'exigence de discipline, de cohérence et de loyauté qui devrait caractériser chacune de nos prises de position, dans le strict respect de la Charte de l'Union Sacrée de la Nation et de son Règlement Intérieur, signés librement.
Élysée Bokumwana Maposo
Coordonnateur général et membre du Présidium de l'USN