Après Kinshasa, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a officiellement clôturé, mardi 25 février, la formation initiale de 337 magistrats de la promotion 2025 sur le site de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Cette session s’inscrit dans le programme national de formation de 2 500 nouveaux magistrats, organisé simultanément à Lubumbashi et à Kinshasa, avec pour ambition de consolider la réforme de la justice en République démocratique du Congo.
Pendant trois mois, les 337 bénéficiaires ont suivi une formation intensive axée sur le renforcement des compétences juridiques, professionnelles et déontologiques.
Objectif : les préparer efficacement à l’exercice de la fonction judiciaire et répondre aux exigences d’une justice plus crédible, plus proche des citoyens et respectueuse des principes de l’État de droit.
Le deuxième secrétaire-rapporteur, Bebia Ikabu Mujinga, a, au nom du Secrétariat permanent du CSM, souligné la portée stratégique de cette session dans la dynamique de modernisation de l’appareil judiciaire.
Il a également précisé les objectifs poursuivis par l’institution ainsi que le mécanisme de suivi prévu après le déploiement des magistrats sur le terrain.
« Cette formation constitue une étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme de la justice. Elle vise à doter les magistrats des compétences techniques et éthiques indispensables à l’exercice de leurs fonctions », a-t-il déclaré.
La cérémonie a été présidée par le procureur général près la Cour constitutionnelle, Moke Mayele John-Prosper, également premier vice-président du Conseil supérieur de la magistrature.
Dans son allocution, il a insisté sur les attentes placées en cette nouvelle génération de magistrats.
« Vous incarnez le renouveau de la justice congolaise. Votre intégrité, votre indépendance et votre professionnalisme seront les piliers de la crédibilité de notre système judiciaire », a-t-il affirmé.
La cérémonie de clôture de la formation a également été marquée par la remise symbolique des toges, consacrant l’entrée officielle en fonction des 337 magistrats formés à Lubumbashi.
Au nom des bénéficiaires, un représentant de la promotion 2025 a salué la qualité de l’encadrement pédagogique et la rigueur de la formation reçue.
« Nous mesurons la responsabilité qui nous incombe. Cette formation nous a préparés à exercer nos fonctions avec compétence, impartialité et loyauté envers la République », a-t-il assuré.
À travers ce programme national, le Conseil supérieur de la magistrature réaffirme sa détermination à moderniser durablement la justice congolaise, notamment par un déploiement équilibré des magistrats sur l’ensemble du territoire. Une démarche qui vise à rapprocher davantage la justice des justiciables et à consolider l’État de droit en République démocratique du Congo.
Sandrine Fundi