Autant l'aura été l’année 2025 en permettant à la joint-venture de droit congolais de se distinguer réellement dans le financement des infrastructures routières qui permettent à la République Démocratique du Congo de réaliser l’exploit de l’interconnexion entre ses provinces, autant l'année 2026 s’annonce rassurante pour tous les partenaires du Gouvernement concernés dans le Programme Sino-Congolais. Programme jusque-là en pole position dans l'aménagement des routes prioritaires soit en construction, soit en réhabilitation, mais au moins toutes en modernisation…
Les échos en provenance du Kasaï Central le confirment à propos de la Route Kananga-Kalamba Mbuji. La dépêche publiée par SICOMINES S.A. le 12 janvier dernier note l’avancement des travaux « à un rythme soutenu et encourageant », car « Sur l’ensemble de 230 km, malgré les pluies intenses, la praticabilité est assurée grâce à des répartitions régulières, ont fait savoir les médias locaux ».

La dépêche relève principalement que « Les travaux de modernisation se poursuivent, dont 40 km déjà sont réalisés dotés de la couche de fondation et 30 km de la couche de base et une bande d’essai en asphalte de 600 mètres a été posée ».
Résultat probant : sont garantis la mobilité des usagers et le renforcement de l'intégration régionale.
En témoigne, du reste, la visite effectuée sur ce chantier par le député national Marcel Tshipepele le 14 janvier 2026. Son parcours sur près de 50 km du centre-ville de Kananga au-delà du PK19 l’a amené à faire cette déclaration réjouissante : «J’ai particulièrement apprécié le volume des couches de la chaussée, la solidité et le soin des caniveaux, ainsi que des conduits secondaires pour l’évacuation des eaux ».
Il est à retenir que ce projet est maintenant dans sa phase cléau regard de la régularité observable dans la progression des travaux successivement de terrassement, de chaussée et de mise en œuvre des revêtements bitumineux.
La Route Kalamba-Mbuji, pour rappel, met directement l'Espace Kasaï à la portée du port angolais de Lobito sur l'océan Atlantique. Cet espace comprend cinq provinces : Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Sankuru et Lomami.
Pour l'instant, l'essentiel de ses importations passe par des ports tanzaniens et sud-africains situés du côté de l’océan Indien. Elles transitent par le Grand Katanga par la voie ferrée et, bientôt, par la voie routière.
C’est pour dire qu’avec la route Kananga-Kalamba Mbuji, le Grand Kasaï aura accès aux deux océans entourant l’Afrique et pourra envisager les exportations avec des ressources minières comme le cuivre, le manganèse et le fer, en plus des ressources végétales comme le bois.
C'est pour cette raison que l'emblématique voie terrestre Kananga-Kalamba Mbuji est qualifiée de « Route de l'Espoir » pour un espace demeuré des décennies durant fortement enclavé.
Une Question d'honneur pour SICOMINES SA
Et pour les autres chantiers ? Tous, évidemment, connaissent au cours de cette nouvelle année l'intensification des travaux.
Tel est le cas de la Route Lac Mukamba-Lusambo reliant les provinces du Kasaï Central et du Sankuru. Les travaux de praticabilité, signale une dépêche, « ont été achevés et réceptionnés avec succès par la commission d’évaluation ACGT-SISC SA et mission d’évaluation et de contrôle » ; travaux jugés « conformes aux exigences techniques et contractuelles ».
C’est aussi le cas de la Route Manterne-Tshela-Singini au Kongo Central. Dans une dépêche du 19 janvier 2025 de SICOMINES, il est affirmé que:
« Jusqu’à fin décembre 2025, les travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures routières financés par SICOMINES dans le cadre du Programme Sino-Congolais au Kongo_central (Sud-ouest de la RDC) et au Sankuru (Centre du pays), ont enregistré une évolution significative ».
Sur cette route de 120 km, se poursuivent les travaux de chaussée, d’assainissement et d’implantation des caniveaux sur plusieurs tronçons de la RN12,
Longue, quant à elle, de 131 km, la Route Lusambo-Lac Mukamba reliant les provinces du Sankuru et du Kasaï Central, voit l’achèvement des travaux de praticabilité. « Ce tronçon, désormais en terre battue sous confinement, est praticable de bout en bout, pour permettre la circulation tout en poursuivant les travaux de revêtement permanent en asphalte, tel que recommandé par le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics), maître d’ouvrage », affirme la même dépêche faisant état de la satisfaction des populations riveraines et des autorités.
Les premières et les secondes « saluent les efforts des parties prenantes compte tenu des avancées remarquables des travaux d’infrastructures en RDC sous financement de SICOMINES, exécution de SISC SA, et surveillance de l’ACGT ».
Ainsi, à l’exception de la Route Bukavu-Kamanyola, le rythme des travaux est le même sur tous les autres chantiers dont les Rocades de Kinshasa qui relient les provinces du Kongo Central et du Kwango sur la RN1 allant de Boma à Lubumbashi sur 3.086,7 km ; la Route Mbuji Mayi-Nguba reliant les provinces du Kasaï Oriental et du Lualaba, la Route Mbuji Mayi-Mwene Ditu entre les provinces du Kasaï Oriental et de la Lomami ainsi que la Route Ingudi-Idiofa dans la province du Kwilu ayant pour chef-lieu la ville de Kikwit située sur la RN1.
Dans tous ces chantiers, tout baigne dans l’huile, pourrait-on dire.
Avec SICOMINES S.A. tenant la bourse et les entreprises de construction placées sous la surveillance de l'Agence Congolaise des Grands Travaux et du Bureau de contrôle technique du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, aucun des chantiers couvert par l'Avenant n°5 du Contrat Sino-Congolais n'est en reste.
C'est une question d'honneur pour la joint-venture sino-congolaise qui, on ne cessera de le dire puisque c'est la vérité même, a sauvé la RDC d'une « mort planifiée » par certains partenaires et lui a redonné ses lettres de noblesse.
Simon Mutombo