Arrestations de Minaku et autres acteurs politiques : « Toute procédure  doit se faire conformément à la loi » ( CNDH)

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La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-RDC) dit suivre de près les récentes arrestations d'acteurs politiques congolais, notamment celle de Aubin Minaku, cadre du parti de l'ancienne mouvance présidentielle (PPRD) et ancien président de l'Assemblée nationale. Elle l'a fait savoir à travers un communiqué de presse signé mardi 21 janvier 2026 et consulté par 7SUR7.CD.

Saluant les efforts menés par les institutions de l'État et les services habilités pour assurer la protection de l'intégrité territoriale, la sauvegarde de l'ordre constitutionnel et la prévention de toute action pouvant porter atteinte à la sécurité nationale en cette période de guerre d'agression,  cette institution d'appui à la démocratie a tenu à rappeler que toutes les procédures doivent se conformer à la loi.

« Tout en tenant compte de ce contexte particulier, la CNDH rappelle que la liberté individuelle demeure un droit fondamental garanti par la constitution de la République Démocratique du Congo, notamment en ses articles 16, 17 et 18. Toute arrestation ou détention doit être effectuée conformément à la loi, dans le respect des garanties procédurales et des droits de la défense », lit-on dans ce document.

Pour la CNDH, l'exercice d'un acte judiciaire constitue un élément distinct de l'appréciation des modalités concrètes de son exécution, répondant aux principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité consacrés par la constitution et les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme ratifiés par la RDC.

La CNDH a souligné qu'elle ne se substitue pas aux juridictions, moins encore aux autorités judiciaires compétentes, et ne préjuge pas du fond des procédures en cours.

Elle a par ailleurs précisé qu'un suivi institutionnel est en cours afin d'apprécier « de manière objective, impartiale et indépendante » la conformité des faits rapportés aux normes nationales et internationales relatives aux droits de l'homme, et a appelé les acteurs politiques, institutionnels et sociaux à la retenue et au respect de l'État de droit.

Christel Insiwe