Les autorités militaires de la province de Lomami ont ouvert une enquête, samedi 03 janvier 2026, pour clarifier la situation de deux présumés combattants du M23 arrêtés à Kabinda.
Cette enquête fait suite à l'arrestation de 2 personnes en tenue civile, soupçonnées d'être des combattants du mouvement M23.
La confirmation de l'appartenance de ces personnes au mouvement M23 a été faite par les forces vives locales, qui ont désigné ces 2 présumés comme des ressortissants rwandais.
Suite à l'alerte de ces allégations, le sous-lieutenant Jonathan Nsapo Lumami, directeur adjoint du service de communication et d'information des forces armées à la 21e Région militaire, a déclaré qu'après interrogatoire, il a été confirmé que ces éléments ne faisaient pas partie du mouvement M23, mais qu'il s'agissait de membres des FARDC qui avaient déserté.
« La population doit rester en alerte aux côtés des forces armées afin que nous ayons une conscience mutuelle et que nous puissions relever ensemble les défis sécuritaires qui nous guettent », a indiqué le sous-lieutenant Jonathan Nsapo Lumami.
Il a exhorté les citoyens à ne pas attendre qu’une menace soit imminente pour se mobiliser.
« Il ne faut pas attendre que cela soit trop tard ; la population doit être éveillée et solidaire avec les FARDC », a-t-il ajouté.
Le sous-lieutenant Jonathan a expliqué que l'ennemi n'est pas fort face-à-face et que sa tactique consiste souvent à contourner l’armée et à instrumentaliser les civils comme boucliers.
Benjamin Kambadi, à Kabinda