Réforme des plaques d’immatriculation : Il ne s’agit pas d’une réimmatriculation des véhicules déjà enregistrés (Mise au point)

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Dans une mise au point transmise ce lundi 5 janvier 2026, des sources proches du ministère des Finances démentent les accusations portées sur le ministre des Finances, après une publication d'un média de la place, évoquant une prétendue « arnaque » et « une violation du Code de la route », dans le cadre de la réforme des plaques d’immatriculation des véhicules automoteurs, engagée par le gouvernement de la République démocratique du Congo.

Dans cette mise au point, ces sources proches du dossier rappellent les règles fondamentales qui régissent le fonctionnement de l’administration publique congolaise, notamment le rôle des services techniques.

« Contrairement aux affirmations relayées, le droit administratif congolais ne reconnaît pas la notion selon laquelle un service technique de l’État pourrait être induit en erreur par son autorité hiérarchique. La Direction générale des impôts (DGI), en tant que service spécialisé du ministère des Finances, agit dans un cadre de compétences clairement défini. Elle a l’obligation de formuler des avis techniques, de signaler toute difficulté d’application et de contribuer à la bonne exécution des politiques publiques au regard du cadre légal existant », reprend ce texte.

La mise au point souligne que la réforme engagée ne constitue pas une réimmatriculation des véhicules déjà enregistrés, pratique interdite par la loi.

« La réforme des plaques d’immatriculation ne constitue en aucun cas une réimmatriculation des véhicules déjà enregistrés, pratique effectivement proscrite par l’article 59, alinéa 2, du Code de la route. Les dispositions légales sont strictement respectées », souligne ce document.

Et d'ajouter : « Le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation concerne en priorité les véhicules destinés à entrer en circulation pour la première fois en République démocratique du Congo, c’est-à-dire les véhicules non encore immatriculés. Les véhicules déjà en circulation continuent d’utiliser légalement leurs plaques actuelles ».

Il est ainsi prévu une coexistence temporaire de deux types de plaques jusqu’au démarrage officiel du processus de mise en conformité.

La nouvelle plaque d’immatriculation répond aux standards internationaux, notamment par l’intégration de la codification officielle de la RDC et par des dispositifs modernes de sécurité et d’identification, adossés à une base de données centralisée. Les caractéristiques techniques feront l’objet d’un décret du Premier ministre.

La réforme prévoit également le remplacement progressif des anciennes plaques par les nouvelles, à des coûts réduits fixés par arrêté ministériel. Cette opération vise à lutter contre la prolifération des plaques frauduleuses émises en dehors du système intégré de la DGI.

À partir de fin décembre 2026, les propriétaires de véhicules encore munis de l’ancienne plaque seront invités à se présenter auprès des services compétents pour la mise en conformité. Il ne s’agira pas d’une nouvelle taxe d’immatriculation, mais uniquement d’un changement de plaque, tout en conservant les données issues de l’immatriculation initiale.

Pour le gouvernement, cette réforme s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique, avec pour objectifs le renforcement de la sécurité routière, l’harmonisation du système national d’immatriculation avec les normes internationales et l’amélioration du contrôle par les services de la Police nationale congolaise.

Des observateurs appellent les médias à plus de rigueur et de responsabilité dans le traitement de cette réforme, afin de préserver une information équilibrée, conforme à la loi et respectueuse de l’intérêt général.

Grâce Kenye