RDC : « L'Enfer de l’Est », un film annoncé pour appuyer le combat pour la reconnaissance du génocide congolais

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La République démocratique du Congo mène un combat à l’international pour la reconnaissance du génocide perpétré, d’après elle, par le Rwanda de Paul Kagame dans sa partie Est. Selon le gouvernement congolais, près de 10 millions de personnes ont été tuées en trois décennies pour des fins économiques.

Pour appuyer le combat du pays, un film sur le génocide congolais va être tourné dans le pays. Il s’agit d’une œuvre de la fondation Charlène Moke Tshibangu dont les activités liées au tournage ont été lancées par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, ce samedi à Kinshasa.

Ce long-métrage, intitulé « L’enfer de l’Est », va se baser sur des faits réels des crimes commis dans l’Est de la RD Congo. En clair , il va mettre en lumière les atrocités vécues par la population de ce coin du pays. Ce film vise aussi à briser le silence et à porter haut le combat pour la reconnaissance du génocide congolais.

« À travers ce film : L’enfer de l’Est, la fondation s’inscrit dans la continuité du combat mené par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le film n’est pas seulement un long-métrage, je voudrais nous rassurer que ce film est également un cri, mieux encore une lumière . Ce film arrive pour restaurer la vérité historique, mettre en lumière les réalités souvent méconnues ou volontairement ignorées qui ont marqué et continuent de marquer la RDC. Le film va par ailleurs briser le silence et offrir au monde une compréhension authentique des souffrances, de résistance et des enjeux humains », a déclaré Nathalie Atatama , représentante de la fondation Charlène Moke Tshibangu, à la presse.

Le film va connaître le concours des artistes Africains, Américains et Européens, dans le but de mobiliser l’opinion tant nationale qu’internationale pour cette cause.

« Nous serons là ainsi pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale pour renforcer le combat du peuple congolais, et  éveiller les consciences, susciter les débats et encourager la mobilisation globale. Le film accompagne ainsi les actions menées par le chef de l’État afin que nous puissions dire non aux atrocités que vit le peuple congolais et montrer que le génocide est bel et bien réel au Congo. Il s’agit donc d’un écho culturel et émotionnel aux actions menées sur le terrain institutionnel. Je voudrais aussi dire que ce film est également créé pour demeurer comme un témoignage qui va préserver la mémoire et préparer les générations futures à comprendre et à ne jamais oublier d’où nous venons, où nous sommes et où nous sommes en train d’aller », a souligné la représentante de la fondation Charlène Moke Tshibangu, avant d’appeler à l’accompagnement de tous les activistes des droits humains, des médias et des artistes.

Accompagnement assuré du gouvernement

Pour la production de ce film, la fondation Charlène Moke Tshibangu bénéficie de l’accompagnement du gouvernement. Le ministre des Droits humains s’est engagé, lors du lancement des activités du tournage, à apporter son appui à la production de ce long-métrage.

« Le combat doit continuer pour que l’Union européenne reconnaissance le génocide congolais, pour que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU reconnaissance le génocide congolais, il faut que les États-Unis reconnaissent le génocide congolais , il faut que chaque continent reconnaisse le génocide congolais. C’est pour cette raison que nous jetons les fleurs au combat que mène la fondation Charlène Moke. C’est un exemple que chaque congolais doit maintenant suivre. À l’image de l’engagement pris par la Commision nationale des droits de l’homme, le ministère des Droits humains prend aussi l’engagement de donner son appui à l’activité que la fondation Charlène organise », a promis Samuel Mbemba.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), à travers sa vice-présidente, a aussi salué l’initiative et promis son accompagnement.

« Comme nous voulons une paix durable, nous devons tous nous impliquer avec les moyens en notre possession. Voilà pourquoi j’encourage et je salue l’initiative de la fondation Charlène Moke qui utilise les moyens en sa possession, les plaidoyers et le cinéma. Je promets, au nom de la Commission nationale des droits de l’homme, un accompagnement dans la mesure de nos moyens pour que nous puissions ensemble porter cette cause commune du GENOCOST en RDC », a dit Joëlle Kona.

La fondation Charlène Moke Tshibangu a pour mission d’annoncer la bonne nouvelle (évangile du Christ) aux pauvres et de venir en aide à toute personne vulnérable. Elle se fixe l’objectif également d’évangéliser sur le terrain et d’accompagner la population congolaise par le cinéma et le gospel, tout en réconciliant les Congolais avec leur Créateur.

Prince Mayiro

 

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