
Plusieurs chefs d'établissements secondaires du secteur public dans la sous-division de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) dans la ville de Beni au Nord-Kivu, ont été suspendus le mercredi 18 août 2021.
Ils sont accusés de « sabotage de la gratuité de l'enseignement », en ignorant l'arrêté du ministre provincial de l'EPST, qui stipule notamment que 31% de la somme perçue à l'école secondaire doit revenir à la hiérarchie afin qu'elle serve dans la paie des enseignants Nouvelles Unités de la section primaire, dans le cadre de la gratuité.
D'après les autorités locales de l'EPST contactées par 7SUR7.CD, la plupart des préfets d'études suspendus ont perçu l'argent des parents d'élèves pour l'année 2021, mais n'ont pas respecté les 31% de la hiérarchie.
« C'est normal qu'ils soient suspendus car ils sont en train de saboter la gratuité de l'enseignement de base qui est reconnu dans la constitution », a indiqué Adaku Dawa, directeur de la province éducationnelle Nord-Kivu 2.
Le préfet d'études à l'Institut Munyembelu, une école officielle et l'un des chefs concernés, se soumet à cette mesure et dit attendre la décision finale de sa hiérarchie.
« J'ai été suspendu ce mercredi. On m'a exigé de remettre le sceau et la clé du bureau et après le bureau a été scellé. On nous poursuit pour n'avoir pas respecté l'arrêté de l'autorité provinciale. Nous sommes là, on attends la dernière décision, après le dernier contrôle », s'est alarmé Mawa Mbula à 7SUR7.CD.
Plusieurs autres préfets ont été contrôlés et attendent leur suite, ce jeudi annoncent plusieurs sources.
Il sied de rappeler que la suspension des chefs d'établissements du secondaire intervient quelques jours après d'autres suspensions appliquées au niveau primaire.
Bantou Kapanza Son depuis Beni