
La Police Nationale Congolaise (PNC) commissariat urbain de Butembo, a formellement interdit toute manifestation contre l'état de siège, annoncée dès le lundi prochain.
Lors de son adresse à la presse locale le vendredi 13 août 2021, le commandant de la Police à Butembo, le commissaire supérieur Polongoma Di-Ntonto a mis en garde contre tout soulèvement populaire et rassuré que tous les contrevenants se feront arrêter.
« [...] Nous sommes dans l'état de siège. Les manifestations publiques ne sont pas autorisées. Et pire encore, vous devez savoir qu'on doit pas faire des publications et réunions de nature à inciter ou à entretenir le désordre. La sécurité est pour tout le monde. Si quelqu'un a l'information, il n'a qu'à appeler la police pour intervenir. Moi je collabore avec les jeunes de Butembo. Il n'y a pas un point négatif sur l'état de siège en ville de Butembo. S'ils ont leurs agendas cachés là c'est autre chose. Quiconque manifestera pour inciter la population, subira la rigueur de la loi. Il sera arrêté, on va le pourchasser jusque dans sa chambre à coucher. L'État reste toujours l'État », a-t-il réagi d'un ton ferme.
Il convient de rappeler que le mouvement pro-démocratie Lutte pour le Changement (LUCHA) section de Butembo a, lors de son point de presse animé le jeudi 12 août dernier, appelé à deux journées ville morte à dater du lundi prochain pour notamment exiger la levée de l'état de siège instauré au Nord-Kivu et en Ituri.
Pour la LUCHA, cette mesure prise par le chef de l'État a intensifié les violences dans les deux provinces où au moins 533 civils ont été tués en l'espace de 3 derniers mois, par les rebelles d'Allied Democratic Forces (ADF).
Joël Kaseso, à Butembo