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Au Conseil National de la Jeunesse (CNJ), l'heure est aux préparatifs des élections. Sauf imprévu, ces élections se tiendront le 7 août prochain à Kisantu dans la province du Kongo Central.
D'après l'arrêté du 14 juillet dernier signé par le ministre de la Jeunesse, Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Cohésion Nationale, Yves Bunkulu, ces élections concerneront le bureau du Conseil National de la Jeunesse.
Les postes suivants sont donc à pourvoir :
- Président ;
- Vice-président (2) ;
- Secrétaire exécutif ;
- Secrétaire exécutif adjoint ;
- Trésorier ;
- Conseillers (4).
Parmi les candidats à briguer la présidence du CNJ, figure Deborah Malingane. Se confiant le mardi 3 août 2021 à 7SUR7.CD, elle a dévoilé les grandes lignes de sa vision.
Deborah Malingane entend, en cas d'élection, mettre son expérience d’encadrement des jeunes depuis le bas âge, au service de la jeunesse de la République démocratique du Congo. Elle a aussi pour ambitionner de contribuer à l'encadrement des jeunes délinquants communément appelés Kulunas.
"Nos premières actions seront de ramener l'unité et la cohésion nationales entre jeunes", a-t-elle fait savoir.
Ci-dessous, l'intégralité de l'interview de Deborah Malingane
7SUR7.CD : Pourquoi avez-vous décidé de postuler à la présence du Conseil National de la Jeunesse. En quelque sorte, quelle est votre vision ?
Deborah Malingane : J’ai décidé de porter ma candidature à la tête de cette structure pour mettre mon expérience d’encadrement des jeunes depuis le bas âge, au service de la jeunesse de mon pays. Je suis de l’Est du pays et une jeune fille. Pouvez-vous imaginer les problèmes auxquels les jeunes sont confrontés dans l’Est de notre pays ? À fortiori les jeunes femmes. En étant la-bas, nous avons aidé à encadrer toute cette masse juvénile. Cette expérience peut servir aux jeunes de toute la République. Je veux aussi faire participer les jeunes dans les instances des prises de décisions. Que les jeunes ne soient pas que ceux qui subissent mais qu'ils deviennent aussi ceux qui peuvent donner leur point de vue dans la marche de notre société.
7SUR7.CD : Votre candidature est-elle portée par une composante ?
Deborah Malingane : Je suis portée par la composante confession religieuse, au sein de plusieurs organisations des jeunes et les conseils provinciaux.
7SUR7.CD : Est-ce que vous répondez à tous les critères retenus pour postuler à la présidence du Forum National de la Jeunesse ?
Deborah Malingane : Bien évidemment, sinon je ne serai pas candidate. Les critères étant basés sur la bonne moralité, facteur âge et la nationalité…. Je remplis tous les critères et j'en possède même plus que ceux qui ont été demandés.
7SUR7.CD : Au cas où vous êtiez élue présidente, quelles seront vos priorités ?
Deborah Malingane : D'abord, réhabiliter le Conseil comme seul interlocuteur face au pouvoir public sur toutes les questions liées aux jeunes. Donc, restaurer le pouvoir de la jeunesse en lui permettant de jouer son rôle participatif dans les instances décisionnelles du pays. Je compte aussi contribuer à l'encadrement de la jeunesse selon différentes categories, que les jeunes cultivent encore plus de patriotisme et de responsabilité, chacun dans son domaine. Nos premières actions seront aussi de ramener la cohésion et l'unité nationales entre les jeunes. Encadrer les jeunes délinquants communément appelés Kulunas.
7SUR7.CD : En quoi estimez-vous meilleure que les autres candidats ?
Deborah Malingane : J'estime en toute modestie que ce qui fait de moi meilleure candidate, premièrement c'est cette confiance que toutes les confessions religieuses ont placée en moi, comme modèle et repère. Deuxièmement, la détermination de l'électorat de l'Est (11 provinces) à pouvoir soutenir ma vision et mon leadership. Et troisièmement, j'ai les compétences nécessaires, la maturité et l'expérience nécessaire pour amener notre jeunesse à l'idéal, qui est notre contribution au développement du pays. Si j'ai pu gérer dans les coins très conflictuels des hommes avec armes, toute sorte de pression et rester psychologiquement forte, flexible et objective, pourquoi je ne peux pas le faire avec des jeunes non armés ? Pour ce qui est de ma candidature, je pense que ça ne devrait même pas faire objet de débat.
Interview réalisée par Jephté Kitsita