Est de la RDC : Fabrice Puela demande pardon à toutes les mamans victimes des violences sexuelles 

Samedi 31 juillet 2021 - 19:47
Image
Photo droits tiers

Reçu par le docteur Denis Mukwege le vendredi 30 juillet 2021 à l'hôpital Panzi situé à Bukavu (Sud-Kivu), le ministre des droits humains, Albert Fabrice Puela, a salué le travail abattu par le prix Nobel de la paix 2018 dans la prise en charge des victimes des violences sexuelles dans l'Est de la RDC. 

« Vous êtes une fierté pour nous. Le travail que vous avez fait et que vous faites, je n'ose pas douter que vous continuerez à faire, ce n'est pas pour vous ou votre famille mais c'est un travail pour l'humanité », a-t-il déclaré. 

Il a exprimé la désolation du gouvernement à l'égard des femmes qui ont subi et continuent à subir les abus sexuels.  

« Cher docteur, au nom du chef de l'État et du gouvernement, nous venons vous saluer, vous féliciter, vous rendre hommage et vous encourager à continuer votre lutte. Nos mamans qui ont été blessées dans leurs corps et âme, nous venons pour compatir. Nous leur demandons pardon. Si l'État est absent ou distrait, nous venons au nom de la République, demander pardon à ces mamans. Plus jamais de tels actes ne puissent se répéter en RDC », a déclaré le ministre des droits humains.

F. Puela a sollicité l'appui du Dr. Mukwege qui jouit d'une notoriété internationale pour la réalisation de la mission lui confiée par le chef de l'État, celle de l'amélioration de la situation des droits humains ainsi que l'indemnisation des victimes des atrocités en RDC. 

« Vous avez un nom qui porte aujourd'hui. Votre nom pèse non seulement en RDC mais sur le plan international. Nous avons besoin de votre accompagnement. Le ministère des droits humains est intéressé à vous tendre la main pour votre accompagnement », a-t-il fait savoir. 

De son côté, le Dr. Mukwege a réaffirmé son appel pour la mise en œuvre d'une justice transitionnelle et l'instauration d'un Tribunal pénal international en faveur de la RDC. 

« On ne peut imaginer qu'après les crimes de guerres et les crimes contre l'humanité subis par des Congolais, qu'il n'y ait pas réparation. Les réparations doivent avoir un standard international. Il ne faudrait pas qu'elles soient des cadeaux. Nos victimes n'ont pas besoin des cadeaux mais elles ont besoin que ces réparations soient à la hauteur des atrocités subies », a dit le responsable de l'hôpital général Panzi. 

Il s'est dit confiant quant à la volonté du gouvernement de s'investir pour cette cause car « il n'y a pas de paix sans justice ». 

Depuis le mardi dernier, le ministre Puela accompagné d'une forte délégation, séjourne dans l'Est du pays dans le cadre d'une mission officielle de 13 jours. 

Merveil Molo