
Un accord de paix pour la cohabitation pacifique a été signé le vendredi 18 décembre 2020 à Inongo entre les Bantous du village Mpaaha et les pygmées (peuples autochtones, ndlr) du village Loïle.
Dans le contenu de cet accord, les deux communautés se sont engagées à privilégier le dialogue et la paix en cas de tout malentendu ou litige en lieu et place de la violence comme ce fut le cas dans le passé.
Ledit accord a été facilité par l'ONG Dynamique des peuples Bantous et Pygmées (DGPA) à la suite d'un séminaire dit de « cohabitation pacifique » organisé dans le chef-lieu de cette province au profit de ces communautés.
« La cohabitation était douteuse. Toujours des reproches de part et d'autres. En claire, cette cohabitation n'était pas sincère. C'est ainsi que la DGPA a essayé d'initier un projet pour faciliter la cohabitation pacifique de ces peuples qui habitent tous un même coin et qui sont obligés de vivre ensemble », a précisé Patrick Saïdi, coordonnateur de la DGPA.
Il renchérit que « ce protocole d'accord vise à restaurer la paix sociale puis impulser le développement communautaire entre les deux communautés ».
« Ceci est un Long processus. Les défis sont nombreux mais l'endurance, l'amour et la patience pourraient rassembler les deux communautés », a-t-il ajouté.
Il convient de signaler qu'à l'assemblée provinciale, il y a déjà un édit proposé par le député Bernadin Ngya Bobisambo, portant protection et promotion des peuples autochtones dans le Maï-Ndombe.
Cet élu du peuple dit être content de voir que l'édit qu'il avait initié puisse aboutir « un protocole d'accord » en faveur de ces deux communautés.
Au Maï-Ndombe, les peuples autochtones se retrouvent dans les territoires de Kiri, Oshwe et dans la ville d'Inongo.
Rolly Mukiaka, à Bandundu