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Tharcisse Muzeke, ministre provincial de l'Éducation et gouverneur intérimaire de la province du Kasaï-Central, a procédé le mercredi 25 novembre 2020 à Kananga, au lancement officiel de la campagne « 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles ».
Dans son message en marge de cette journée placée au niveau provincial sous le thème : « Stop aux violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles au Kasaï-Central », le gouverneur intérimaire, a invité les filles et les femmes à faire entendre leur voix pour arriver au bout des violences sexuelles.
« Aujourd'hui, je lance un appel aux femmes et aux filles, faites entendre votre voix. Aux hommes et aux garçons, de refuser le stéréotype, exprimez votre opposition aux violences faites aux femmes et aux filles », a-t-il déclaré.
De son côté, Nathalie Kambala Luse, secrétaire exécutif de la structure « Femme Main dans la main pour le développement du Kasaï », qui est l'une des organisatrices de cette activité, a dressé un tableau sombre de la situation de la femme aux Kasaï-Central.
« La situation de la femme et de la jeune fille est plus que jamais préoccupante au lendemain du conflit armé de Kamuina Nsapu. Tout le monde mérite de travailler et d'étudier dans un environnement sécuritaire. Mais au Kasaï-Central à un certain moment, des nombreuses femmes et jeunes filles continuent d'être chaque jour, victimes des violences de toutes sortes en raison de leur sexe », a-t-elle déploré.
Il sied de rappeler que chaque année du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de l'homme), l'on célèbre les 16 jours d'activisme contre la violence fondée sur le sexe.
Il s’agit d’une occasion pour les femmes de se réunir pour dénoncer la violence fondée sur le sexe et de renouveler leur engagement à y mettre fin.
Alain Saveur Makoba, à Kananga