Un coup de balai de Joseph Kabila pourrait éventuellement éjecter ces responsables de leurs postes dans les entreprises d’Etat
Le sort de certains mandataires qui occupent des postes de responsabilité à la tête des entreprises du Portefeuille de l’Etat congolais inquiète plus d’une personne.
Cette inquiétude se fait sentir après le remaniement du gouvernement de la République effectué le week-end par le chef de l’Etat Joseph Kabila.
De ce remaniement partiel de l’exécutif national, l’opinion a constaté que tous les membres du gouvernement qui s’étaient désolidarisés des leaders de leurs partis politiques réunis dans le G7, ont purement et simplement été défenestrés.
Cette exclusion est quand même intervenue, alors que le bureau politique de la Majorité présidentielle (MP) avait, à l’issue d’une réunion, appelé ces membres du gouvernement à se désolidariser de leurs partis respectifs, s’ils tenaient à conserver leurs postes.
Parmi ces infortunés, se trouvent notamment les anciens ministres de l’Environnement, de l’Agriculture et du Genre, famille et enfant.
La question qui reste posée est celle de savoir si ces derniers vont désormais évoluer dans les rangs de la MP, renouer avec leurs paris qu’ils avaient désavoués et demeurer sans repère.
A ce jour, les observateurs craignent de voir l’autorité morale de la MP s’acharner également sur les mandataires issus du G7, dont le seul péché est d’avoir adressé au président de la République un mémorandum exigeant le respect de la Constitution.
A l’Assemblée nationale, le 1er vice-président Charles Mwando Simba, signataire dudit mémorandum, et le rapporteur Norbert Ezadri Eguma, par solidarité avec le leader de son parti, Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, n’ont pas hésité de renoncer à leurs fonctions.
Par contre, le questeur du bureau de l’Assemblée nationale, Elysée Minembwe, continue d’afficher un mutisme qui laisse l’opinion perplexe, comme si elle attendait d’être jetée dehors la main à la nuque, comme c’est le cas pour les membres du gouvernement précités.
Par Asiyeshindwa