La desserte en eau potable est gravement menacée à Tshikapa. Le grand centre d'exploitation de la REGIDESO tire la sonnette d'alarme.
Dans une alerte lancée ce samedi, son directeur provincial, Émile Losambe Pashi, accuse les sociétés SAFRIMEX et JMC, qui exécutent les travaux d'urbanisation de la ville, de détruire systématiquement les tuyauteries de la REGIDESO.
Le cas le plus critique concerne le quartier de Dibumba. Le tuyau ADN 500, artère principale qui alimente cette partie de la ville, menace d'être sectionné en deux par les engins de SAFRIMEX.
"Cette destruction est volontaire et l'entreprise doit assumer ses responsabilités devant la loi", a dénoncé Émile Losambe.
Le responsable indique avoir déjà saisi officiellement le gouverneur de province, Crispin Mukendi Bukasa, ainsi que le ministre provincial de l'Intérieur pour que des mesures urgentes soient prises.
Tout en réaffirmant sa volonté de respecter les instructions du gouverneur et de la Direction Générale de servir toute la population avec de l'eau potable, il déplore que les travaux de modernisation se fassent au détriment d'un service vital.
Cette situation intervient à quelques jours de l'arrivée annoncée d'une délégation du ministère national de l'Énergie et de la direction générale de la REGIDESO pour le lancement du nouveau projet PASEA. Ce projet est censé améliorer l'accès à l'eau potable pour les populations vivant sur les collines de Tshikapa.
Pour Émile Losambe Pashi, détruire le réseau existant à la veille de ce lancement constitue un acte de sabotage.
La population de Tshikapa attend désormais une réaction forte des autorités provinciales pour sécuriser les installations et éviter une crise d'eau.
Fabien Ngueshe, à Tshikapa