Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 657 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo au cours du mois de juin 2026, contre 481 en mai, soit une augmentation de 33 %. Ces statistiques ont été publiées par la Monusco dans son rapport sur les principales tendances des droits humains, rendu public le 20 août et relayé ce samedi 22 août 2026.
Selon les données du BCNUDH, 87,3 % des violations recensées, soit 574 cas sur 657, ont été enregistrées dans les provinces affectées par les conflits armés, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Ces violations ont fait au moins 1.187 victimes à travers le pays.
« Au cours du mois de juin 2026, la situation générale des droits humains en République démocratique du Congo a continué à se dégrader », indique le BCNUDH dans son rapport mensuel.
L’organisme onusien attribue cette dégradation à la persistance des violences dans les provinces en conflit, aux restrictions de l’espace civique ainsi qu’aux difficultés observées dans les lieux de détention. Le rapport souligne également que la situation en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a été davantage aggravée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Malgré cette hausse des violations documentées, la Monusco relève que les attaques enregistrées en juin ont été globalement moins meurtrières qu’au mois précédent, notamment en raison du renforcement des patrouilles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans certaines zones affectées par l’insécurité.
Bob Bondo