En République démocratique du Congo, des agents de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM) appellent la direction générale à respecter la Convention collective, de l’ancienneté, de l’expérience et du mérite.
Se confiant ce mercredi 19 août 2026 à 7SUR7.CD, ces agents précisent qu’ils ne sont pas contre les nouveaux engagements.
« Les travailleurs ne s’opposent pas aux nouveaux engagements. Nous réclamons simplement le respect de la Convention collective, de l’ancienneté, de l’expérience et du mérite », a indiqué un des agents sous anonymat.
D’après les même sources, plus de 60 nouvelles unités auraient été engagées à des grades que certains agents jugent contraires aux dispositions de la Convention collective régissant la carrière au sein de l’Office.
« Une situation qui suscite l’incompréhension, notamment chez des agents disposant de plusieurs années d’ancienneté et d’expérience, dont certains ont déjà assumé l’intérim de postes aujourd’hui confiés à de nouveaux arrivants », a laissé entendre un autre agent toujours sous anonymat.
A les en croire, une trentaine d’agents et cadres seraient actuellement à la disposition de la direction des Ressources Humaines, sans affectation effective, tout en continuant à être rémunérés par l’OGEFREM.
Parmi eux, figureraient des agents revenus de zones touchées par la guerre, dont la situation avait déjà fait l’objet d’une attention particulière de plus hautes autorités, avec notamment une demande du président de la République avec pour objectif de trouver des solutions pour leur permettre de reprendre le travail.
Ces agents interpellent également la délégation syndicale qu’ils jugent invisible, et l’appellent à rendre compte de son mandat et des démarches entreprises face à ces nouvelles mises en place.
Selon ces agents, plusieurs travailleurs réclament la convocation d’une assemblée générale. Selon eux, une représentation syndicale doit être visible et défendre activement les intérêts du personnel.
« Face à cette situation, une partie du personnel interpelle également le ministère de tutelle et estime qu’un arbitrage au plus haut niveau pourrait s’avérer nécessaire », a laissé entendre un autre agent.
Les agents dénonciateurs demandent à ce que les « nouveaux engagements » soient examinés au regard de la Convention collective et que la situation des agents de carrière soient aussi prises en compte.
Jephté Kitsita