Paie des enseignants : « Aucune retenue injustifiée ne sera tolérée » (DINACOPE)

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Le directeur national de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), Vital Lumbala Kidiata, rassure les enseignants de la République démocratique du Congo qu’aucune coupe irrégulière ne sera désormais opérée sur leur rémunération.

Il l’a déclaré au cours d’une activité organisée ce mercredi 12 août 2026.

Vital Lumbala Kidiata a, dans la même veine, souligné que la DINACOPE reste ouverte au dialogue avec les enseignants, leurs organisations syndicales ainsi que l’ensemble des partenaires du secteur de l’éducation.

« Aucune retenue injustifiée ne sera tolérée. Je voudrais également être clair sur une question qui préoccupe légitimement les enseignants et leurs organisations syndicales. Des anomalies ont été constatées lors de la paie du mois de janvier, notamment des retenues de 20 000 FC sur la prime de gratuité dans certaines provinces éducationnelles. Nous avons pris cette situation avec le plus grand sérieux. Des mesures correctives ont été engagées et les erreurs identifiées ont été corrigées pour la paie du mois de février. Notre ligne de conduite ne change pas : aucun enseignant ne peut faire l’objet d’une coupe ou d’une défalcation qui ne serait pas conforme aux décisions du gouvernement. Nous avons tous un même intérêt : la stabilité du système éducatif et l’amélioration de la situation de l’enseignant », a-t-il déclaré.

Le directeur national a par ailleurs insisté sur le caractère sacré du salaire de l’enseignant, qui, selon lui, doit être payé intégralement, à temps et sans aucune retenue injustifiée.

Vital Lumbala a également expliqué les raisons ayant conduit au transfert de la prime de gratuité accordée par le gouvernement au dernier trimestre de l’année 2021, des frais de fonctionnement des écoles vers le salaire direct des enseignants.

« À ses débuts, cette prime était intégrée aux frais de fonctionnement des écoles et les chefs d’établissement devaient la payer manuellement aux enseignants. Au fil du temps, la prime est passée de 30 000 à 80 000 FC par enseignant. Mais avec le temps, le nombre d’enseignants pris en charge a augmenté, sans que l’enveloppe consacrée à cette prime ne connaisse une progression proportionnelle. Résultat : certains enseignants étaient sous-payés, tandis que d’autres ne percevaient tout simplement rien. Il fallait agir. Sur instruction de la ministre d’État, un contrôle interne a été initié et une décision a été prise de faire migrer la prime de gratuité vers le salaire direct de l’enseignant », a-t-il expliqué.

Selon le directeur national de la DINACOPE, cette réforme a produit des résultats concrets. 23 675 enseignants du primaire, jadis sous-payés, ont été régularisés et bénéficient désormais du montant intégral de 80 000 FC.

Par ailleurs, 621 enseignants qui ne bénéficiaient pas encore de la prime de gratuité ont également été régularisés et bénéficient désormais de cet avantage.

Au total, 24 296 enseignants ont ainsi vu leur situation régularisée au titre de la prime de gratuité, a précisé Vital Lumbala, soulignant que cette opération a été réalisée sans supplément budgétaire.

Assainissement du fichier de paie

Le directeur national a également présenté l’assainissement du fichier de paie comme l’une des priorités de la DINACOPE. Selon lui, un premier travail d’assainissement a permis de dégager plus de 471 millions de francs congolais d’économies.

«L’harmonisation des bases de données entre la DINACOPE et la Direction de la paie a notamment permis d’améliorer la fiabilité des informations et de réduire le temps d’intégration des données de la paie. Elle a également permis de détecter et de désactiver 148 administratifs de bureaux qui avaient intégré frauduleusement la paie. Ce travail va se poursuivre », a-t-il rassuré.

Digitalisation de la gestion des enseignants

La digitalisation figure également parmi les priorités de la DINACOPE. Vital Lumbala a évoqué plusieurs outils mis en place afin de mieux contrôler les effectifs, réduire les erreurs, sécuriser les données et accélérer les traitements administratifs.

Parmi les défis, il a notamment cité la prise en charge effective des enseignants nouvelles unités ainsi que la régularisation de la situation administrative et salariale des enseignants non payés.

Le directeur national a également évoqué l’amélioration des moyens techniques et logistiques de la DINACOPE, tout en réaffirmant la volonté de son administration de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions socioprofessionnelles des enseignants.

ODN