Le député national Antoine Ntabala, initiateur de la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose en RDC, a exhorté les jeunes Congolais à connaître leur génotype le plus tôt possible afin de prévenir la transmission de cette maladie héréditaire. Il recommande notamment la réalisation de l'électrophorèse de l'hémoglobine avant l'âge de 18 ans ou, pour ceux qui l'ont dépassé, dans le courant de cette année.
Dans un message adressé à la jeunesse à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée le 19 juin de chaque année, l'élu souligne que la connaissance du génotype constitue l'un des moyens les plus efficaces pour prévenir cette maladie héréditaire.
« Faites l'examen de l'électrophorèse de l'hémoglobine avant tout projet de mariage ou d'engagement sérieux. Il est conseillé de faire cet examen avant 18 ans et, si vous avez plus de 18 ans, faites-le cette année », a-t-il recommandé.
Pour Antoine Ntabala, l'adoption de sa proposition de loi par l'Assemblée nationale représente une avancée majeure dans la lutte contre cette pathologie. Il estime toutefois que la sensibilisation et le dépistage demeurent indispensables pour réduire le nombre de nouvelles naissances d'enfants atteints de drépanocytose.
Dans son message, le député rappelle que le génotype AA correspond à une personne non porteuse du gène S transmetteur de la maladie, tandis que le génotype AS désigne un porteur sain susceptible de transmettre le gène responsable de la drépanocytose. Le génotype SS concerne, quant à lui, les personnes vivant avec cette maladie.
L'élu met en garde contre certaines combinaisons génétiques, notamment les unions entre deux porteurs sains (AS-AS) ou entre un porteur sain et une personne drépanocytaire (AS-SS), qui présentent un risque de donner naissance à des enfants atteints.
« Connaître son génotype n'est pas un obstacle à l'amour ; c'est au contraire un acte de maturité qui permet de protéger les générations futures contre des souffrances évitables », a-t-il insisté.
Invitant les jeunes à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs familles et communautés, Antoine Ntabala estime que la lutte contre la drépanocytose ne peut produire des résultats durables sans une implication active de la jeunesse.
« Ensemble, nous pouvons bâtir une nation où chaque enfant a davantage de chances de naître et de grandir en bonne santé », a-t-il déclaré, tout en saluant l'implication de la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dans ce combat.
Adoptée le 12 juin en première lecture à l'Assemblée nationale, la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose est envoyée pour seconde lecture au Sénat avant sa promulgation par Son Excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l'Etat. Ce texte vise notamment à renforcer la prévention par la sensibilisation et le dépistage, le financement et l'organisation institutionnelle de la lutte, la protection des drépanocytaires, la prise en charge de cette maladie héréditaire, considérée comme un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo.
Merveil Molo