L’intersyndicale des professionnels de la craie de la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, a demandé ce vendredi 22 mai 2026 aux autorités urbaines le remplacement de la banque Ecobank dans le processus de paiement des salaires des enseignants. Cette demande intervient après plusieurs plaintes liées à des blocages constatés lors des opérations de retrait des rémunérations.
Dans un mémorandum déposé à la mairie de Kikwit, les représentants syndicaux dénoncent une situation qui prive de nombreux enseignants de leurs salaires depuis plusieurs semaines. Selon eux, plusieurs dossiers seraient bloqués à cause des signatures jugées non conformes ainsi que des erreurs observées dans les noms des bénéficiaires.
Le président de l’intersyndicale des enseignants de Kikwit, Benoît Kasiama, affirme que plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès des responsables d’Ecobank afin de trouver une solution durable à ce problème. Il précise également que le maire de la ville s’est impliqué dans les discussions, sans résultat concret jusqu’à présent.
« Malgré les interventions entreprises auprès d’Ecobank et l’implication du maire pour débloquer la situation, aucune suite favorable n’a été donnée », a déclaré Benoît Kasiama lors du dépôt du mémorandum.
Le responsable syndical explique par ailleurs que certaines différences constatées dans les signatures seraient liées à l’âge avancé de plusieurs enseignants ainsi qu’à des problèmes de santé affectant leur écriture habituelle. Une situation qui compliquerait davantage les procédures de vérification bancaire.
Face à ces difficultés, les manifestants demandent l’implication des autorités provinciales et nationales afin qu’une solution rapide soit trouvée en faveur des enseignants concernés. Ils rappellent que le salaire constitue un droit fondamental et représente la principale source de subsistance pour de nombreuses familles.
Les enseignants espèrent désormais une réaction rapide des autorités compétentes afin de mettre fin à ces blocages et garantir un paiement régulier de leurs rémunérations.
Chançard Sindani, à Kenge