Dans une interview accordée à la presse ce vendredi 20 mars 2026, le docteur Fidèle Nyimi a sensibilisé sur les risques sanitaires associés aux pratiques oro-sexuelles, en insistant particulièrement sur la nécessité d’une meilleure prévention auprès des jeunes Congolais et Kinois en particulier.
Dans son discours, le Dr Nyimi a expliqué que les pratiques oro-sexuelles, notamment celles impliquant un contact direct entre la bouche et les organes génitaux, connaissent une montée importante dans la capitale congolaise et ne sont pas sans conséquences sur la santé.
Selon lui, ces pratiques exposent les partenaires à plusieurs infections sexuellement transmissibles, parmi lesquelles la gonorrhée, le VIH ainsi que le papillomavirus, qui peuvent évoluer vers des formes graves, y compris des cancers touchant des personnes jeunes et en apparente bonne santé.
« Les pratiques oro-sexuelles, fellation, anulingus, inhumilis, toutes ces pratiques, c’est-à-dire l’utilisation de la bouche en contact avec les appareils génitaux des partenaires, contribuent à des conséquences. Nous pouvons avoir des infections.Notamment, il y a des gonorrhées et ce qu’on appelle les infections sexuellement transmissibles. Il y a le VIH et nous avons, à l’heure actuelle, surtout le cancer dit oropharyngé dû au papillomavirus humain. C’est un cancer qui se développe à un âge jeune chez des personnes en bonne santé et qui sont, sinon les champions, du moins les experts dans la pratique oro-sexuelle», a-t-il expliqué.
Mettant en outre l’accent sur l’ampleur du phénomène, le Dr Fidèle a indiqué que les études épidémiologiques révèlent que 71 % des personnes pratiquent des relations oro-sexuelles dans la capitale de la RDC.
« C’est vrai que ça procure du plaisir, c’est une bonne chose. Mais attention, il s’agit d’une sensation de courte durée. Selon l’épidémiologie que je vous ai présentée, c’est 80 % dans le monde, 68 % sur le continent africain. Ici, à Kinshasa, les enquêtes nous ont révélé un pourcentage de 71 %.Cela signifie que sur 10 personnes, il y a au moins 7 personnes qui pratiquent cette relation oro-sexuelle », note-t-il.
Dans un ton particulièrement ferme, le Dr Nyimi appelle à une prise de conscience collective, recommandant davantage de prudence, en particulier chez les jeunes et les personnes exposées à des relations multiples.
Cette sortie relance le débat sur l’éducation sexuelle et la prévention en République démocratique du Congo, où l’accès à une information fiable demeure un levier essentiel pour réduire la propagation des infections sexuellement transmissibles.
Grâce Kenye