Dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC : Floribert Anzuluni et Alexis Gisaro appellent à la cohésion

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Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a échangé le lundi 12 janvier 2026, avec son collègue de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, sur l’impact de la guerre d’agression rwandaise dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC), et les tensions communautaires qui s’y superposent.

Les deux membres du gouvernement étant tous les deux ressortissants de la province du Sud-Kivu où la situation se dégrade, ont appelé à une action collective des leaders politiques afin de renforcer la cohésion sociale et restaurer la paix.

À l’issue de la rencontre, Floribert Anzuluni a alerté sur la gravité de la situation, en mettant en garde les démarches de division au sein des communautés.

« La situation sécuritaire est aujourd’hui en train de fortement se dégrader, particulièrement au Sud-Kivu », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « L’idée était de discuter et de voir comment, ensemble, nous pouvons agir de commun accord pour aider à améliorer la situation […]. Sans un minimum de cohésion, nous ne pouvons pas faire face à cette agression dont nous sommes victimes ».

De son côté, le ministre Alexis Gisaro a insisté sur la responsabilité des leaders politiques originaires du Sud-Kivu, tant sur le plan sécuritaire que politique.

« Il était important que, comme leaders et ressortissants du Sud-Kivu, nous échangions sur la situation sécuritaire et politique. Nous voulons montrer que les leaders du coin, qui ont l’honneur de représenter nos communautés au sein du gouvernement, sont en parfaite harmonie », note-t-il.

Alexis Gisaro a rappelé que l’appel à la cohésion nationale figure parmi les priorités régulièrement portées par le chef de l’État, évoquant la nécessité d’une mobilisation collective face à l’agression extérieure.

« C’est ensemble, dans l’unité nationale, que nous pourrons faire face à cette agression dont notre pays est l’objet de la part d’un voisin un peu belliqueux, à savoir le Rwanda », a-t-il indiqué.

Pour les deux responsables, la stabilité du Sud-Kivu ne pourra se construire sans une synergie de leadership, en cohérence avec les enjeux de la sécurité nationale.

Grâce Kenye