La menace posée par les ADF, groupe terroriste d’origine ougandaise réputé pour sa violence contre les civils, a dominé l’ordre du jour. Ce mercredi 23 septembre, les autorités ont passé en revue la coopération entre la MONUSCO, les Forces armées de la RDC (FARDC) et les autres forces de sécurité dans la riposte aux attaques des ADF, qui ont fait plus de 2 400 morts en deux ans dans certains coins du Nord-Kivu.
Les discussions ont porté sur les modalités d’un appui onusien renforcé aux opérations conjointes et sur le partage de renseignements pour mieux anticiper les incursions rebelles pour ainsi protéger la vie des personnes civiles.
Avant la fin de la rencontre, la situation sanitaire liée à la maladie à virus Ebola a également été abordée, dans un contexte où la région du Grand Nord reste exposée à des résurgences épidémiques. Les autorités provinciales et la MONUSCO ont évoqué la nécessité de maintenir une vigilance accrue et de coordonner les actions de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation des populations.
Cette réunion intervient dans un climat sécuritaire tendu au Nord-Kivu, où le nombre d’affrontements armés a augmenté en août 2026, notamment du fait de la reprise de l’offensive de l’AFC/M23 dans certains territoires, tandis que les ADF continuent de frapper dans le Grand Nord. La ville de Beni, où se tiennent les institutions provinciales, a elle-même été de nouveau touchée par des incursions et attaques attribuées aux ADF en 2026.
James Swan, diplomate américain nommé à la tête de la MONUSCO en 2026, multiplie depuis sa prise de fonctions les missions de terrain et les rencontres avec les autorités civiles et militaires pour ajuster le dispositif de la mission aux réalités du conflit dans l’Est. Sa visite à Beni s’inscrit dans cette dynamique, avec un accent mis sur la coordination opérationnelle face aux ADF et sur la prise en compte des enjeux sanitaires dans la stabilisation de la région.
David Lupemba, à Beni