Ebola : Le ministre de la Santé appelé à démissionner « pour inefficacité de la riposte »

Image
Image

Le député national Fontaine Mangala, élu de la ville de Kisangani, appelle à la démission du ministre de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, face à ce qu’il qualifie de faiblesse de la riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.

Dans une déclaration faite jeudi 13 août 2026, l’élu de Kisangani se dit préoccupé par la progression de l’épidémie dans la Grande Orientale, particulièrement dans la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette résurgence. Il estime que l’évolution de la situation sanitaire nécessite une réponse beaucoup plus efficace de la part des autorités.

Fontaine Mangala évoque un bilan de plus de 2 000 décès, principalement en Ituri. Selon lui, cette situation fait peser un risque sérieux sur d’autres zones, notamment la ville de Kisangani, située dans la province de la Tshopo.

Le député dénonce également des difficultés liées à la prise en charge des malades et à la protection du personnel soignant. Il estime que les mécanismes actuellement mis en place ne sont pas à la hauteur des enjeux et de la gravité de l’épidémie.

Pour Fontaine Mangala, le ministre de la Santé peine à assurer une coordination efficace de la riposte. Il lui reproche notamment de ne pas parvenir à mobiliser suffisamment les communautés et à adapter les stratégies de lutte face à l’évolution de la maladie.

« Une riposte faible, le ministre de la Santé doit démissionner », soutient l’élu de Kisangani, qui estime qu’un changement à la tête du ministère pourrait permettre de redynamiser la réponse nationale contre Ebola.

Cette prise de position intervient alors que la surveillance et la mobilisation communautaire restent cruciales pour limiter la propagation de la maladie, notamment vers les autres provinces de la Grande Orientale. Le député appelle ainsi les autorités nationales à prendre des mesures à la hauteur de la situation et à renforcer les moyens consacrés à la riposte.

Reagan Bin Kakani, à Bunia